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Le retour aux 90 km/h, un phénomène rural

Le retour aux 90 km/h, un phénomène rural

37 départements ont remis en vigueur une limitation à 90 km/h sur tout ou partie de leur réseau secondaire.

Voilà bientôt deux ans que les départements peuvent remettre en place une limitation à 90 km/h sur les routes dont ils ont la charge, un retour en arrière permis par la loi d'orientation des mobilités. Depuis début 2020, 37 départements sont revenus aux 90 km/h.

Selon un rapport ministériel dévoilé par la Ligue de défense des conducteurs, ces départements sont à dominante rurale et se caractérisent "par une faible densité de population". Ils sont plutôt au centre du pays, autour de deux axes principaux : un axe principal nord/sud, allant de Caen à Montpellier et un axe secondaire est/ouest, allant de Strasbourg à Orléans.

Au total, à ce jour, 33.428 km de routes secondaires sont revenues à 90 km/h. Mais il y a de grandes disparités selon les départements. Certains ont généralisé la mesure, d'autres l'appliquent à une petite partie de leur réseau. Cela ne concerne par exemple que 22 km de routes dans le Haut-Rhin ! En revanche, c'est 5 284 km dans l'Allier… soit tout le réseau secondaire de ce département. D'autres l'ont généralisé.

Et on retrouve la tendance de base : ce sont des zones très rurales, notamment la Creuse, où les routes à 110 et 130 km/h sont moins nombreuses. Parmi les motivations pour revenir à 90 km/h, il y a ainsi la diminution des temps de parcours pour lutter contre l'enclavement, améliorer l'activité et l'attractivité l'économique.

Les élus de ces départements s'étaient farouchement opposés à la baisse de la limitation de vitesse, critiquant une mesure prise à Paris sans concertation avec les élus locaux. On pouvait aussi noter une contestation plus forte dans les départements gérés par la droite, en opposition au pouvoir en place. D'ailleurs, le Sénat, à majorité à droite, avait bataillé contre cette mesure défendue bec et ongles par Édouard Philippe.

Le passage aux 80 km/h avait été premier carburant de la mobilisation des gilets jaunes, et était revenu très souvent aux oreilles d'Emmanuel Macron, trop à son goût, au point qu'il avait pris ses distances avec la mesure de son Premier Ministre. D'où cet assouplissement via la loi d'orientations de mobilités, qui redonne le pouvoir au niveau local… mais aussi la responsabilité et les ennuis qui vont avec !

Toutefois, si le gouvernement a rapidement voulu démontrer l'efficacité des 80 km/h, à base d'évaluations de vies épargnées aux méthodes contestables, il estime à propos de la possibilité de revenir aux 90 km/h, qu'il est trop tôt pour en tirer "des conclusions précises en matière d’accidentalité", la mise en œuvre étant "très contrastée" et la situation "toujours en cours d’évolution", à cela s'ajoutant les perturbations des confinements.

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