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Leasing automobile : UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme !

Dans Economie / Politique / Budget

Olivier Pagès

C’est l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui vient de mettre les pieds dans le plan. Le leasing automobile, pratique de plus en plus prisée par les conducteurs pourrait entraîner de nombreux abus. La méfiance serait donc de mise.

Leasing automobile : UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme !
PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Aujourd’hui, la majorité des voitures neuves ne sont pas achetées comptant, mais sont en location. En effet, en 2024, 67 % des véhicules particuliers immatriculés par des particuliers ont été financés via un leasing, c’est-à-dire une location avec option d’achat (LOA) ou une location longue durée (LLD).

Face à ce phénomène, l’association a mené une enquête auprès de 1 285 consommateurs et étudié près de 1 000 témoignages de litiges. Les résultats sont éloquents : « un quart des locataires ont subi des frais de restitution contestés, pour 1 200 euros en moyenne. Certains contrats prévoient même que les loyers continuent de courir quand le véhicule est immobilisé en cas de panne et dès qu’un accident de la vie survient, perte d’emploi, séparation, maladie, décès et sortir du contrat relève du parcours du combattant. » Des situations anormales qui ont poussé l’association à demander aux pouvoirs publics de « créer un droit à la résiliation sans frais en cas d’accident de la vie » (décès, invalidité, perte d’emploi, force majeure) pour tous les contrats de leasing, LOA comme LLD, et d’imposer une information précontractuelle « standardisée » incluant « le coût total du contrat, les frais possibles à la restitution et le coût réel d’une sortie anticipée, avant toute signature ».

L’association préconise également d'« interdire les clauses qui transfèrent sur le locataire les risques de panne et de vice du véhicule », notamment celles qui maintiennent les loyers en cas d’immobilisation prolongée, et d'« étendre à la LLD les protections du crédit à la consommation » : droit de rétractation, évaluation minimale de solvabilité, encadrement de la publicité et information normalisée sur les coûts.

Plus d’encadrement à partir de la fin d’année, mais des choses encore à améliorer.

L’Europe a d’ores et déjà légiféré notamment, sur le crédit à la consommation avec une nouvelle loi qui va entrer en vigueur en novembre 2026. Celle-ci va porter sur la LOA, mais pas sur la LDD. Or c’est cette dernière qui connaît le plus grand engouement avec une croissance de plus de 67 % en un an.

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