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Crise pétrolière : le plus grand choc de l’histoire qui devrait perdurer jusqu’en 2027

Dans Economie / Politique / Budget

Michel Holtz

Alors que le baril atteint toujours des sommets, le patron d’Aramco, vient de doucher les derniers espoirs d’une accalmie rapide. Qualifiant la crise actuelle de « plus grand choc énergétique de l’histoire », le leader mondial du pétrole prévient qu’un retour à l’équilibre est désormais exclu avant 2027. Analyse d’une situation où les profits records des pétroliers côtoient des soupçons de délits d’initiés.

Crise pétrolière : le plus grand choc de l’histoire qui devrait perdurer jusqu’en 2027
Les constats terribles n'empèchent pas un grand sourire : celui d'Amin Nasser, patron d'Aramco. Photo : MaxPPP.

Quand la première compagnie pétrolière au monde livre une analyse prospective, on a tendance à dresser l’oreille. Et le futur en question est aussi noir que le pétrole si l’on en croit Amin Nasser, patron du très puissant Aramco.

Pour le Saoudien, la crise actuelle renvoie les chocs pétroliers précédents au rayon des anecdotes. Selon lui, nous vivons « le plus grand choc énergétique que le monde n’a jamais connu ». Une déclaration qu’il a faite en début de semaine devant un parterre d’investisseurs.

100 dollars le baril : un prix qui devrait stagner cette année

Ces derniers se sont bien entendu inquiétés de la sortie de cette fameuse crise, et le boss ne les a pas rassurés. Pour lui, « même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre, et si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027 »

Et comme le détroit est toujours dans l’impasse, une figure certes géographiquement complexe, tout le monde présage un statu quo des prix du baril, et des carburants a fortiori, qui devraient rester élevés tout au long de cette année, avec un tarif moyen oscillant autour des 100 dollars depuis deux mois, avec des pointes, comme celles qu’on a connu, aux alentours des 120 dollars.

Pour autant, la sinistre prévision d’Amin Nasser n’a pas entamé sa bonne humeur. Et pour cause : les bénéfices enclenchés par son groupe au premier trimestre de cette année font passer ceux de Total Énergies pour celles d’une PME. Car si le Français a récolté 5,8 milliards d’euros en trois mois, Aramco a gagné 31 milliards depuis le début 2026.

Une situation euphorique évidemment liée au prix du baril, mais aussi à la botte secrète d’Aramco : l’oléoduc est ouest qui traverse l’Arabie saoudite et lui permet d’esquiver le détroit d’Ormuz en ravitaillant directement les pétroliers qui accostent en mer Rouge.

Une catastrophe pour tous ?

Pour autant, tout ne va pas pour le mieux dans la meilleure des pétromonarchies qui déplore les attaques iraniennes sur ses installations et son oléoduc. Ce seraient, toujours selon Amin Nasser, « 1 milliard de barils qui seraient perdus depuis le début de la crise » pour l’ensemble de la région.

Reste qu’Aramco et les autres pétroliers tirent leurs marrons du feu de cette bataille et ils ne sont pas les seuls. L’agence Reuters s’est livrée cette semaine à une investigation poussée concernant les prises de position boursières quelques minutes avant chaque déclaration de l’administration Trump qui a conduit à une baisse du prix du baril. Résultat : plus d’un milliard de dollars de gains qui ont une forte odeur, non pas de pétrole, mais de délit d’initiés.

Entre les bénéfices des pétroliers et les jackpots boursiers, pas sûr que le prolongement de la crise au Moyen-Orient soit une catastrophe pour tout le monde.

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