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Guerre en Iran, essence record et leasing social: le scénario fou qui pousse les Français vers l'électrique

Alors que le marché global dévisse et que les prix du carburant atteignent des sommets, les voitures électriques frôlent déjà les 30% de part de marché. Porté par le succès de modèles-stars et l'arrivée des citadines à prix adouci, le "zéro émission" devient le refuge anti-crise des automobilistes. Mais attention : cette lune de miel durera-t-elle si l'État décide de taxer l'électricité-carburant ?

Guerre en Iran, essence record et leasing social: le scénario fou qui pousse les Français vers l'électrique

C’est peut-être l’effet le plus inattendu du conflit américano-iranien qui a débuté le 28 février dernier: dans un contexte de flambée des prix du pétrole, les voitures électriques suscitent un intérêt croissant chez les automobilistes, tant en neuf qu’en occasion.

Début mars, quelques jours à peine après le début de l’offensive, La Centrale (qui appartient au même groupe que Caradisiac) enregistrait déjà une hausse de 91% des requêtes de modèles électriques, et ce qui pourrait être considéré comme un "signal faible" annonçait en fait un véritable mouvement de fond, comme en attestent les indicateurs rassemblés par Caradisiac.

Dans un marché automobile global en baisse de 1,6% sur les 4 premiers mois de l’année, l’électrique a vu ses ventes progresser de 48% pour atteindre 27% des immatriculations de voitures neuves. Des chiffres qui s’expliquent notamment par l’obligation faite aux flottes de s’électrifier (avec un Renault Scénic leader des ventes de voitures aux pros), par les effets du leasing social lancé en septembre 2025 (50 000 voitures commandées, donc des livraisons qui apparaissent encore sur les trois premiers mois de l’année), et bien sûr par la commercialisation de citadines de plus en plus accessibles, parmi lesquelles les Citroën ë-C3 et Renault 5, en attendant la nouvelle Twingo.

Les Français roulent moins en raison des prix du carburant, ce qu’illustre une baisse de la consommation globale de 11% au mois d’avril d’après les chiffres publiés le 6 mai par le ministère de l’économie, qui y voit une "adaptation des comportements" face à la crise énergétique.

Et les mêmes Français, influencés par le conflit au Moyen-Orient, s’orientent de plus en plus vers les modèles « zéro émission » : "En mars, les électriques ont représenté 27% des commandes. Est-ce qu’il y a un effet « guerre en Iran » ? Oui, clairement", expliquait récemment le patron de Citroën Xavier Chardon.

Un élan que constatent d’autres constructeurs, et qui se matérialisera dans les immatriculations à partir de juin, période à partir de laquelle les électriques devraient dépasser les 30% de part de marché dans le neuf…et rapidement bien davantage à la faveur de la nouvelle vague de leasing social (50 000 voitures), attendue pour juillet. Ah, et n’oublions pas le marché de l’occasion, où les transactions d’électriques ont augmenté de 63% en avril !

Les choses accélèrent, et la bonne nouvelle est que les bornes électriques suivent la cadence ; la France compte 192 000 points de charge publics (dont 2% sur autoroute, où l’on trouve des bornes rapides dans chaque station-service et dans un nombre croissant d’aires de repos), ce qui fait de l’Hexagone l’un des leaders européens et permet d’envisager sans crainte l’usage en itinérance.

Les "voitures à piles" ont clairement un boulevard devant elle, du moins aussi longtemps que l’électricité-carburant ne sera pas taxée…ce qui devrait bien finir par arriver un jour, ne rêvons pas!

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