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Les Italiens sont-ils plus malins que nous sur les aides à la location automobile pour les faibles revenus ?

Dans Economie / Politique / Politique

Cédric Pinatel

Contrairement à la France, l’Italie ouvre son « leasing social » à l’achat des voitures neuves hybrides et même essence. Une réglementation mieux pensée que la nôtre ? Il y a tout de même un défaut par rapport à notre dispositif.

Les Italiens sont-ils plus malins que nous sur les aides à la location automobile pour les faibles revenus ?
Une Fiat Panda essence, éligible au leasing social italien.

La promotion 2026 du « leasing social » français a démarré le 16 juillet dernier. Elle permettra à 50 000 automobilistes de notre pays aux faibles revenus (revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 €) de louer une voiture électrique neuve pour trois ans à partir de 94€ par mois (pour la Citroën ë-C3 et à moins de 200€ par mois pour des modèles compacts comme la Peugeot E-308 ou la Renault Mégane.

I’Italie, elle, met aussi en place un « leasing social » comme le rapportent les journalistes d’Il Sole. Là aussi, le but est de permettre aux automobilistes possédant les revenus les plus faibles (moins de 30 000€ par an dans la déclaration nationale ISEE) de louer une voiture neuve pendant trois ans et dans la limite de 12 000 kilomètres par an.

Pas seulement l’électrique !

Mais alors que le leasing social français impose de choisir un modèle 100 % électrique dans ce cadre, la formule du leasing social italien ne s’arrête pas à ce type de groupes motopropulseurs : les clients pourront choisir une voiture hybride ou même une auto à essence, sans limitation. Il faudra juste qu’elle respecte les normes Euro6, ce qui est de toute façon le cas de la totalité des voitures neuves commercialisées sur le Vieux Continent.

Ce dispositif a non seulement l’avantage de donner accès aux Italiens à des voitures neuves à prix serré (car on trouve encore beaucoup de petites voitures essence à prix serré comme la Fiat Panda), mais il permet aussi aux automobilistes à faibles revenus de ne pas se limiter à des voitures incompatibles avec leurs besoins (dans le cas de clients n’ayant pas accès à des bornes de charge à domicile essentiellement). La formule fixe tout de même une limite à 135 g/km de CO2, excluant d’office de nombreux modèles familiaux.

Un seul désavantage

Le leasing social italien comporte cependant une condition plus restrictive que le nôtre : il impose en effet de faire reprendre une vieille voiture diesel ou essence (Euro3 maximum pour les essences et Euro4 maximum pour le diesel) afin d’en bénéficier.

Chez nous, en revanche, seule la condition de revenu permet d’accéder au leasing social. Certes, on peut imaginer que les gens intéressés par cette formule ont souvent une vieille voiture à apporter. L’idée de conserver le leasing social ouvert à toutes les motorisations, en tout cas, paraît plus pratique pour le consommateur. A noter que ce programme doit se limiter dans un premier temps à 3 000 voitures, puis à d’autres ultérieurement.

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