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Renault aurait échappé à une tentative de prise de contrôle de BYD déguisée en partenariat

Dans Economie / Politique / Politique

Cédric Pinatel

D’après les journalistes des Echos, le premier constructeur automobile de Chine aurait essayé à plusieurs reprises de manœuvrer pour prendre le contrôle du groupe Renault. L’enseigne au losange, déjà en affaires avec Geely, aurait refusé des propositions proposées sous la forme de « simples partenariats technologiques ».

Renault aurait échappé à une tentative de prise de contrôle de BYD déguisée en partenariat
Stella Li, numéro 2 de BYD. Image : MaxPPP.

Quel est le rapport entre les groupes Renault et Byd ? Techniquement aucun, même si de récentes rumeurs rapportaient un intérêt du premier constructeur automobile chinois pour l’écurie Alpine sur le départ en Hypercar (mais aussi une arrivée en Formule 1).

D’après les journalistes des Echos, le grand constructeur chinois qui met actuellement de gros moyens pour se développer en Europe aurait essayé à plusieurs reprises de nouer des partenariats importants avec le groupe Renault.

Une tentative de prise de contrôle ?

Comment ? En proposant, à deux reprises, de monter au capital de Renault en échange d’un accès à ses technologies sur les groupes motopropulseurs électrifiés et les batteries. D’abord lorsque Luca de Meo dirigeait encore le groupe français, puis à l’automne 2025.

L’année dernière, la numéro 2 du groupe BYD Stella Li a été reçue par le président du conseil d’administration de Renault Jean-Dominique Senard (actuellement sur le départ) pour discuter à nouveau d’un partenariat technologique. Mais toujours d’après les journalistes des Echos qui citent des sources internes au groupe Renault, la direction de BYD cherchait en réalité à trouver un moyen de prendre le contrôle du groupe.

Une stratégie qui paraît difficile à comprendre, rien que par les liens économiques existant depuis longtemps entre Renault et Geely, l’un des principaux concurrents de BYD en Chine (et à l’export). Lié à Geely via sa coentreprise Horse et de nombreuses collaborations (notamment en Corée du Sud) en dehors des frontières de l’Europe, Renault reste aussi une société dont le capital appartient à 15 % à l’Etat français.

Renault a poliment refusé

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant d’apprendre que le groupe Renault a coupé court aux discussions avec BYD. Rappelons que de son côté, le groupe Stellantis collabore désormais avec le groupe Chinois Dongfeng au sujet de projets dont certains devraient se retrouver sur le marché européen à moyen terme. Il est également actionnaire de Leapmotor, dont les synergies techniques vont désormais bien plus loin que chez Renault et Geely. Geely qui possède par ailleurs un peu moins de 10 % du capital de Mercedes-Benz (Daimler AG) et parvient depuis à peser sur certains aspects de la stratégie du géant premium allemand.

Au passage, BYD ferait toujours partie des entreprises potentiellement intéressées par des marques comme Maserati (comme Stella Li l’a elle-même affirmée). Le géant chinois, en délicatesse sur son marché domestique où ses ventes sont à la baisse depuis le début de l’année 2026, cherche par tous les moyens à se développer le plus rapidement possible à l’export. Et il ne peut désormais plus rêver d’arriver sur le marché américain…

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