Les révolutionnaires Ferrari F40 : de la piste à la route
De juin à septembre, la Route de Nuit du jeudi explore les monuments de l’histoire de l’automobile : les voitures qui ont révolutionné l’automobile.

Elle fut l’une des premières à surfer la vague des « supercars ». Avec une innovation technique dans sa manche : la coque en carbone.
Née un an avant la mort d’Enzo Ferrari, la Ferrari F-40 représente pour la postérité le testament du Commendatore. Portée par la vague de la prospérité et exaltée par la vogue de la spéculation, la F40 devint l’une des machines les plus convoitées de l’histoire. Elle fut dévoilée en grande pompe à Maranello, en présente d’Enzo Ferrari en personne, en juillet 1987.

La F40 reprenait l’architecture générale de la Z88 GTO qui était apparue en 1982, avec un moteur turbocompressé placé au centre du châssis, le V8 2,9 litres, à trente-deux soupapes, atteignant désormais 478 chevaux avec un couple fabuleux de 55 mkg.
La F40 revendique l’influence de la Formule 1. C’est vrai surtout en ce qui concerne la coque qui utilise dans sa construction des matériaux composites. Sur le plan de la structure, la F40 se démarque sensiblement de la 288 GTO puisque le bâti tubulaire était ici conjugué avec des composants en matériaux composites, en carbone, résine et Kevlar. Ils sont intégrés par collage à une cellule tubulaire classique.

Les éléments de carrosserie, tels que capots, portières ou toit, sont également réalisés en matériaux composites.
C’est une première pour une voiture de route, un modèle qui allait être fabriqué en série régulière (1 311 exemplaires). Au départ, Ferrari avait prévu de limiter la production à un millier d’unités. Mais la spéculation battait son plein, entraînant les moins scrupuleux à acheter des F40 pour les revendre aussitôt en faisant de substantiels bénéfices !
La F40 affiche un caractère sportif nettement plus prononcé que sa devancière et intègre les enseignements recueillis sur les 288 GTO Evoluzione, des versions optimisées mais jamais commercialisées de la 288 GTO.

Un énorme travail a été effectué dans le domaine de l’aérodynamique. Les stylistes et les ingénieurs de Pininfarina avaient passé de longues heures en soufflerie pour améliorer la pénétration dans l’air, la stabilité à haute vitesse et la ventilation des organes mécaniques. D’où cette esthétique devenue résolument agressive. Ferrari avait une fois de plus entretenu l’ambiguïté : ces machines « pointues » sur le plan du pilotage, et livrées seulement en rouge, semblaient taillées pour la compétition.







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