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« Les riches ont d’autres choses à faire que d’acheter une Bentley en ce moment » : la guerre en Iran est une catastrophe pour les marques auto de luxe

Dans Voitures d'exception / Luxe

Cédric Pinatel

Depuis le début de la guerre en Iran, les constructeurs automobiles de prestige voient leurs ventes plonger au Moyen-Orient. Une véritable catastrophe pour eux sachant qu’on parle d’une clientèle historiquement « facile » et vitale pour ces marques.

« Les riches ont d’autres choses à faire que d’acheter une Bentley en ce moment » : la guerre en Iran est une catastrophe pour les marques auto de luxe
Une illustration virtuelle imaginée par ChatGPT sur la situation actuelle au Moyen-Orient.

On dit souvent que les marques automobiles de luxe sont moins sensibles aux problèmes économiques mondiaux que les enseignes les plus abordables. Mais ces derniers temps, le contexte mondial devient tellement difficile qu’il nuit aussi à leur rentabilité sur plusieurs marchés importants.

Il y a d’abord la baisse continue du marché automobile chinois, encore considéré il y a peu comme une sorte d’Eldorado pour les constructeurs européens et a fortiori pour les enseignes les plus prestigieuses. Là-bas, même Ferrari a récemment vu ses ventes baisser et la clientèle locale se détourner de plus en plus des enseignes étrangères, soit par patriotisme économique soit parce qu’elle se retrouve dans une position financière moins favorable en raison des difficultés dans l’économie chinoise.

Depuis le début de l’année dernière, il y a aussi le problème des taxes douanières ajoutées aux Etats-Unis par l’administration Trump aux marques automobiles étrangères. Chez les marques premium allemandes comme les groupes Japonais et même jusqu’à Ferrari en passant par Porsche et Aston Martin, tous les constructeurs se plaignent que ces nouvelles mesures fiscales ont des conséquences négatives sur leurs ventes en Amérique du Nord et leur rentabilité.

Et maintenant, la guerre en Iran

Et voilà donc une autre mauvaise nouvelle pour les marques automobiles de luxe : la guerre en Iran fait considérablement baisser leurs ventes au Moyen-Orient. D’après les journalistes de Reuters qui citent notamment les spécialistes de l’automobile de grand prestige F1rst Motors à Dubaï, son activité s’est contractée de 30 % et la plupart de ces concessionnaires ont aussi dû fermer leurs portes pendant quelques jours après les frappes de l’Iran sur les pays du Golfe en représailles de l’attaque américaine.

« Les gens au Moyen-Orient ont d’autres choses à faire actuellement que d’acheter une nouvelle Bentley », déclare le patron du constructeur anglais Frank-Steffen Walliser aux journalistes. « C’était le meilleur marché dans le monde », précise-t-il : même s’il compte pour moins de 10 % des volumes de vente mondiaux de ces marques-là, ce marché reste très important pour eux car les véhicules en question sont souvent des machines extrêmement exclusives et chères, souvent davantage qu’en Europe ou aux Etats-Unis en moyenne.

Comme le rapportent les journalistes de Reuters, la plupart des marques de prestige (Bentley, Rolls-Royce, Ferrari…) étudient de près la situation actuelle au Moyen-Orient et son évolution. Le maintien de ces marchés à un très haut niveau de marge sera sans doute déterminant dans les résultats financiers de ces constructeurs. Si la situation géopolitique ne s’améliore pas rapidement, c’est tout le marché du luxe qui va souffrir cette année.

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