On a conduit en avant-première le Skoda Peaq, ce SUV 7 places qui va concurrencer le Peugeot e-5008
Skoda renforce son influence sur le marché de l’électrique avec le Peaq. Ce grand SUV à 7 places devient le nouveau vaisseau amiral de la marque tchèque. Reposant sur la plateforme MEB, il embarque le meilleur du groupe Volkswagen tout en offrant des arguments de taille, notamment en des volumes et un coffre XXL. L’objectif ? Contrer le Peugeot e-5008. Nous avons pu prendre son volant sur quelques kilomètres aux abords du lac de Côme, plusieurs mois avant sa présentation officielle.

Nous avons pu prendre le volant d’une version camouflée, sur quelques kilomètres aux abords du lac de Côme, plusieurs mois avant sa présentation officielle.
En 2025, Škoda a confirmé sa dynamique sur le marché de l’électrique avec 170 000 exemplaires à batteries, écoulés en Europe. Un joli score réalisé avec seulement deux modèles : l’Elroq et l’Enyaq. 2026 marque une étape importante dans la stratégie d’électrification de Skoda, avec l’arrivée de deux SUV placés aux deux extrémités de la gamme. D’un côté l’Epiq, un SUV urbain rival des Renault 4 et Peugeot E 2008, et tout en haut, le Peaq.

Ce dernier, préfiguré par le concept Vision 7S de 2022 est fabriqué en République tchèque. Il vient se positionner au sommet de la gamme, au-dessus du Kodiaq proposé avec des motorisations thermiques et hybrides. Pour Skoda, l’objectif est de répondre à une demande importante pour les véhicules familiaux. En effet, le Kodiaq était, en 2025, la deuxième meilleure vente de la marque en Europe, derrière l’indéboulonnable Octavia.
une French touch pour le design
Esthétiquement, le Peaq introduit une évolution du langage stylistique de Skoda, nommé « Modern Solid ». Nous avons eu le privilège de voir la version définitive qui sera révélée au mois de juin prochain. L’imposant SUV de 4,86 m a été dessiné par le jeune Français Baptiste de Brugiere. Ce dernier revendique un goût prononcé pour la simplicité et le Peaq se place dans cette ligne de conduite. Sobre sans être consensuel pour autant, il se distingue par une signature lumineuse inédite en forme de T qui s’ajoute au Tech Deck, ce bandeau noir abritant tous les capteurs et caméras d’aides à la conduite que l’on peut voir sur l’Elroq et l’Enyaq.
Cette nouvelle identité se retrouve également à l’arrière, dans un style qui n’est pas sans rappeler certaines productions Land Rover. Le profil est marqué par une ceinture de caisse haute et de nombreuses surfaces vitrées. On note aussi la présence d’un toit panoramique en verre, le plus grand jamais produit par Skoda, doté d’une technologie d’occultation par segments (9 au total) « façon Solarbay » déjà vue chez Renault.
Vie à bord : montée en gamme
À bord, le Peaq confirme le standing rehaussé de Škoda ces 15 dernières années. L’ambiance y est soignée et valorisante, faisant appel à des matériaux comme l’Alcantara ou le cuir surpiqué. Selon nous, l’impression de qualité est supérieure à celle proposée par les productions récentes de Volkswagen.
La planche de bord accueille, pour la première fois chez Škoda, un grand écran tactile en position verticale de 14’’. Le principe d’utilisation est similaire à celui employé par le nouveau Peugeot e-5008. Il s’agit d’un fonctionnement en cascade avec, en bas, tous les réglages et, en haut, les informations de conduite, la navigation et le multimédia. Juste en dessous, on retrouve trois « toggles » façon aviation pour les commandes de climatisation et de ventilation. Au rayon des équipements, on note la présence de deux chargeurs à induction circulaires, aimantés et lumineux, ainsi qu’un puissant système audio Sonos comprenant 14 haut-parleurs, un ampli et un caisson de basse.

Disponible en configuration 5 ou 7 places, le Peaq fait de l’espace son leitmotiv. Le SUV long de 4, 86 m mesure 11 cm de plus qu’un Kodiaq mais surtout, l’empattement progresse de 17 cm, offrant une habitabilité accrue. Au second rang, la banquette coulissante offre un espace très vaste pour les jambes et la tête. Les dossiers sont inclinables et fractionnables 40/20/40. L’accès aux deux places du troisième rang est toujours un peu compliqué, mais ces dernières surprennent par une garde au toit vraiment excellente et par la présence d’une vitre pour chaque passager. Toutefois, le confort montre ses limites pour des passagers mesurant plus de 1,70 m sur de longs trajets.
Côté modularité, Škoda intègre de nouvelles astuces « Simply Clever ». Sous le capot avant, un « frunk » de 35 litres permet de ranger les câbles de recharge, mais aussi le cache bagages enrouleur. On retrouve également deux grattes vitres et des packs astucieux comme une table de picnic ou un pack confort avec siège relax et oreiller. Le volume de coffre est annoncé entre 935 et 1 010 litres en configuration 5 places, ce qui le place parmi les meilleurs du marché. Le Peaq dispose également de la technologie V2L (Vehicle-to-Load).
Grosse batterie et autonomie dans la moyenne
Le nouveau Skoda Peaq repose sur une architecture 400 Volts. Il embarque une batterie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) d’une capacité brute de 90 kWh (86 kWh nette) fournie par le chinois CATL. Skoda annonce une autonomie WLTP de 610 km sur la version à deux roues motrices. La puissance de recharge rapide en courant continu (DC) s’établit à 195 kW ; c’est dans la moyenne du marché, mais en dessous de ses rivaux coréens proposant 210 kW et chinois comme le Xpeng G9, recordman avec 453 kW. Le chargeur embarqué pour le courant alternatif (AC) est de 11 kW. Malheureusement, le constructeur tchèque ne propose pas de recharge 22 kW en option comme certains concurrents, la plateforme étant limitée en termes de puissance.

Le poids oscille entre 2,4 et 2,8 tonnes selon les versions, c’est beaucoup. La gamme proposera également une déclinaison à quatre roues motrices. Cette dernière, plus véloce sur le 0 à 100 km/h (7,4 s) sera capable de tracter jusqu’à 2 tonnes.
Une particularité technique est à noter concernant le système de freinage : le train arrière est équipé de freins à tambour. Un choix assumé par le constructeur, qui justifie cette solution par une meilleure endurance et une efficacité accrue pour la régénération sur ce type de véhicule. À ce propos, le Peaq dispose de plusieurs niveaux de régénération, réglables via les palettes au volant, allant de la roue libre à l’arrêt total du véhicule (One Pedal). Le constructeur a doté son modèle de toutes les assistances électriques nécessaires comme le planificateur d’itinéraires connecté (bornes dispos, puissances, etc.), une pompe à chaleur ou encore d’un préconditionnement (manuel ou via la navigation) de la batterie pour optimiser la recharge par temps froid.
Au volant : silence et moelleux
Lors de cette brève prise en main d’une cinquantaine de kilomètres le long du lac de Côme, nous avons pu tester une version deux roues motrices (propulsion) développant environ 286 ch. Les premières impressions valident le positionnement haut de gamme du véhicule. Le Peaq se distingue par un silence de fonctionnement rigoureux, l’acoustique ayant été particulièrement soignée tant au niveau du vitrage que des isolants de soubassement. Les suspensions offrent un grand moelleux, filtrant efficacement les irrégularités malgré la présence de jantes de 20’’. Le Peaq est aussi équipé d’une suspension pilotée capable d’assouplir ou de durcir l’amortissement en fonction du mode sélectionné. La réactivité du moteur électrique immédiate et le couple généreux font oublier le poids très élevé du tchèque, qui n’échappera pas au surcoût de stationnement dans les grandes agglomérations françaises.

Le système de régénération est gérable via des palettes au volant (selon les versions), offrant plusieurs niveaux de retenue, y compris un mode « One pedal », plutôt doux en ville. Durant ce bref essai réalisé à vitesse réduite, nous avons observé une consommation plutôt encourageante de 16,8 kWh/100 km.
Malgré son gabarit imposant, le Peaq revendique une agilité notable. En version deux roues motrices, il braque comme un SUV compact. Škoda annonce un diamètre de braquage très réduit, inférieur à 10 mètres.
Commercialisation en 2026
La présentation officielle détaillée du Škoda Peaq aura lieu au mois de juin 2026. La commercialisation et les premières livraisons sont attendues pour la fin de l’année 2026. Sur sa route, il trouvera principalement le Peugeot e-5008, mais aussi les Kia EV9 et Hyundai Ioniq 9.
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