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Peut-on dire que les voitures électriques sont plus fiables que les autos thermiques avec cette étude ?

Au Royaume-Uni, une étude montre que les voitures électriques ont tendance à avoir un taux d’échec plus faible à l’exercice du contrôle technique par rapport aux modèles thermiques. Peut-on en déduire pour autant qu’elles sont plus fiables ? Ce n’est pas aussi simple.

Peut-on dire que les voitures électriques sont plus fiables que les autos thermiques avec cette étude ?
Une voiture électrique à une station de charge. Image : MaxPPP.

« MOT », voilà le nom de l’équivalent britannique de notre contrôle technique des voitures au Royaume-Uni. Là-bas, les automobilistes doivent faire vérifier leur voiture chaque année après les trois premières années de vie avec des tests sur la sécurité et la pollution : freins, pneus, état des suspensions, vérification des rejets à l’échappement, surveillance des consommables importants… Le MOT s’intéresse aux mêmes points que notre contrôle technique français (devant être repassé tous les deux ans après les quatre premières années d’un véhicule pour rappel chez nous).

Commissionnée par la British Vehicle Rental and Leasing Association et réalisée par l’institut New AutoMotive, une nouvelle étude s’est intéressée précisément aux résultats de ce « MOT » dans le détail. Le but ? Comparer les statistiques des voitures électriques à celles des véhicules thermiques.

Moins d’échecs au contrôle technique pour les voitures électriques

D’après cette étude, 12 % des voitures électriques affichant entre 20 000 et 40 000 miles au compteur (soit entre 32 000 et 65 000 kilomètres) ratent le contrôle du MOT contre 11,7 % des voitures thermiques (essence et diesel).

Mais la proportion s’inverse ensuite : pour les voitures affichant entre 90 000 et 120 000 miles (de 144 000 à 193 000 kilomètres), le pourcentage d’échec au MOT est de 16,5 % pour les voitures électriques contre 22,2 % pour les véhicules thermiques (essence et diesel). Au-delà des 120 000 miles, enfin, la part d’échec descend à 16 % pour les voitures électriques alors qu’elle monte à 23,5 % pour les véhicules thermiques.

Même si l’institut note que les voitures électriques sont plus sujettes à des problèmes d’usure excessive des pneus (1,8 fois plus), problème bien connu de ces véhicules, l’étude montre bien qu’elles ont tendance à réussir davantage l’exercice du contrôle technique au fur et à mesure que le kilométrage augmente.

Et la batterie, alors ?

Il faut cependant rappeler que pour l’instant, ce MOT ne surveille pas l’état de la batterie, ce critère conditionnant le plus la valeur d’une voiture électrique d’occasion (et d’éventuels problèmes nécessitant des réparations très coûteuses). De la même façon, il ne prévient pas d’une casse moteur subite dans le cas des voitures thermiques et se contente de vérifier les critères mécaniques de base. Difficile d’extrapoler sur la base de cette étude que les voitures électriques sont plus fiables que les thermiques, donc, même si leur mécanique plus simple leur permet d’échapper à de nombreux problèmes touchant les véhicules fonctionnant à l’énergie fossile (moins d’entretien nécessaire, pas de risque de pollution moteur augmentant au fil des ans…).

Le cas de l’hybride

A noter que d’après la même étude, les véhicules hybrides font mieux que les modèles thermiques et électriques : quel que soit le kilomètrage moyen, les voitures hybrides rateraient moins le MOT que les voitures thermiques (diesel et essence) et électriques (voir graphique ci-dessous).

Evolution du pourcentage d’échecs au MOT en fonction du kilométrage pour les voitures thermiques (essence et diesel), électriques et hybrides.
Evolution du pourcentage d’échecs au MOT en fonction du kilométrage pour les voitures thermiques (essence et diesel), électriques et hybrides.
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