La demande de voitures électriques d’occasion atteint un niveau record
En l’espace de six mois seulement, le marché de l’occasion s’est transfiguré. La recherche de modèles électriques a atteint un niveau inédit, faisant grimper les prix et fondre les stocks.

« Marché de l’électrique, c’est le moment de profiter de la baisse des électriques et des hybrides. » Voici le titre de notre article datant d’avril dernier sur le baromètre La Centrale. Depuis, la fermeture du détroit d’Ormuz a produit ses effets avec les prix à la pompe que l’on connaît aujourd’hui.
Le son de cloche du dernier observatoire sur les voitures d’occasion est à l’opposé : le prix moyen d'une voiture d'occasion (toutes motorisations confondues) repasse au-dessus des 20 000 € (20 990 €), soit en hausse de 800 € sur un an, après s’être maintenu sous ce seuil durant les trois derniers trimestres.
Cette tendance est due à l’électrique puisque le prix des " wattures " atteint 25 593 €, une augmentation de 5,7 % en l’espace de trois mois seulement. Aucune catégorie n’est épargnée, que ce soit celle des citadines, des compactes et bien sûr des SUV.
« La hausse du prix moyen du véhicule d’occasion s’accompagne d’une dynamique particulièrement forte sur l’électrique. C’est aujourd’hui la motorisation qui connaît à la fois la plus forte progression de prix sur un an, à +9,7 %, et un intérêt croissant de la part des automobilistes avec + 214 % de recherches depuis le 28 février. Ces évolutions confirment que l’électrique prend une place de plus en plus importante dans les arbitrages des Français. » précise Guillaume-Henri Blanchet, Directeur Général de La Centrale (même groupe que Caradisiac).
L’offre et la demande
Le site de petites annonces a enregistré une fréquentation record le 20 septembre dernier avec plus de 130 000 recherches effectuées. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la progression atteint un niveau inédit et dépasse les précédents pics observés en avril et début septembre.
D’une part, les vendeurs s’en frottent les mains puisque les VE ne se sont jamais aussi bien vendus. La moyenne entre la reprise d’un véhicule et sa revente est passée de 120 à 98 jours, soit une baisse de 18 %. A titre d’exemple, un Tesla Model Y reste en ligne 35 jours en moyenne. D’autre part, cela pose un problème puisque cet engouement fait fondre les stocks, qui ont reculé de 32 % en l’espace d’un an. C’est encore plus marqué pour les modèles à moins de 20 000 € : - 48 % sur la même période.
Plusieurs modèles restent disponibles sous ce tarif comme la Dacia Spring, la Renault Zoé ou encore les Peugeot e-208 et e-2008. Le cas de la Zoé est pour le moins parlant. Affichée en moyenne à 10 999 €, son stock a chuté de - 86 % en un an !
« Face à la hausse du carburant, l’électrique d’occasion devient une solution concrète pour de plus en plus de Français. La demande se concentre sur les modèles les plus accessibles, dont le stock a presque été divisé par deux en un an. Les véhicules les moins chers partant en premier, le prix moyen augmente mécaniquement. L’enjeu sera maintenant de reconstituer une offre accessible. L’arrivée progressive sur le marché de nouveaux véhicules électriques d’occasion, notamment issus des dispositifs de leasing, contribuera à élargir à nouveau le choix des acheteurs. » observe Guillaume-Henri Blanchet.
Sachant que les prix du carburant devraient rester très hauts au moins dans les semaines à venir, cet intérêt des automobilistes français pour les voitures électriques ne devrait pas s’atténuer avant longtemps.
A noter enfin que le prix des modèles diesel reste stable, malgré les tarifs exorbitants à la pompe, tandis que l’essence et l’hybride progressent légèrement. Sur un an, le diesel baisse de 5,3 % et l’hybride de 8 %, alors que l’essence n’évolue presque pas : + 0,6 %







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