Plaques d’immatriculation noires : leur côté vintage séduit, mais elles ne sont pas pour tout le monde
Nous n’en croisons plus tous les jours, et pour cause puisqu’elles ont officiellement disparu il y a plus de trente ans. Pourtant, il est toujours possible d’en apposer sur votre voiture, mais sous certaines conditions.

Le système d’immatriculation est officiellement né d’un décret du 11 septembre 1901, mais dont l’existence est apparue en 1793. À l’époque, les cochers devaient rouler avec une plaque métallique où il était inscrit le nom et l’adresse du propriétaire de l’attelage. Quand les premières automobiles ont fait leur apparition, les villes imposèrent la plaque d’identification pour des questions de sécurité. Et c’est à la suite d’un accident que le gouvernement français décida de rendre obligatoire l’identification des véhicules par une plaque métallique sur tout son territoire. Une première mondiale.
Jusqu’en 1928, elle se composait de 3 chiffres plus une lettre suivant le découpage administratif de l’époque, cela donnait : 876-B pour Bordeaux par exemple ou 876-BPK à partir de 1919 vu le nombre de véhicules croissant sur le territoire. Ces dénominations n’ont cessé d’évoluer sur toute la période.
Entre 1928 et 1950, les immatriculations restent les mêmes à l’exception de l’ajout de deux lettres en plus du numéro et des lettres du département d’immatriculation. On passe également de 3 chiffres à 4 chiffres. C’est aussi l’époque de l’apparition des plaques diplomatiques (vertes et jaunes aujourd’hui), celles pour les machines agricoles, et pour les motocyclettes 125 cm3.

La création des départements français et l’adoption de deux chiffres pour chacun d’eux (et la carte grise), l’ancien système d’immatriculation disparaît pour un nouveau que nous connaissons tous. Dès le 11 mars 1950, la circulaire prévoit le passage à un type : 999-YY-01 pour l’ensemble du territoire, exception faite de la région parisienne où le grand nombre de véhicules contraint l’administration à passer à 4 chiffres. D’ailleurs d’autres régions adopteront rapidement les 4 chiffres (rendus obligatoires en 1965). En 1958, on verra apparaître les premières plaques provisoires (les plaques de garage) avec un W ou WW. Les plaques sont alors de couleur noire composées d’une numérotation blanche.
C’est à partir du 1er janvier 1993 qu’a lieu le premier bouleversement. Pour des questions de sécurité, elles deviennent réfléchissantes et adoptent un fond blanc à l’avant et jaune à l’arrière. Elles seront remplacées par un nouveau système (AA-123-AA) sur fond blanc dès 2009.
Les plaques noires font de la résistance

Malgré toutes ces évolutions, les plaques à l’ancienne ne sont pas tout à fait bannies. Premier cas, les voitures qui n’ont pas changé de propriétaire depuis le 31 décembre 1992 conservent leur plaque d’origine. Second cas, le fond noir est autorisé si l’auto possède une carte grise collection (30 ans minimum). Elles ont l’avantage d’être plus esthétiques et sont bien sûr éligibles avec le nouveau format (AA-123-AA), un format qui évite au passage le numéro du département.
Voici les deux conditions sine qua non pour rouler "vintage". Si ce n’est pas le cas, vous vous exposez à une contravention de quatrième classe d’un montant de 135 €.





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