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Radars sous la pluie : voici ce que vous risquez, ou pas, si vous ne ralentissez pas

Dans Pratique / Vos droits

Julien Bertaux

En cas d’intempérie, et notamment de pluie, le Code de la route nous impose d’adapter notre vitesse. Les radars font-ils de même en abaissant leur seuil de déclenchement ?

Radars sous la pluie : voici ce que vous risquez, ou pas, si vous ne ralentissez pas
Les radars s'adaptent-ils à la vitesse maximale autorisée en cas de pluie ? (Crédit photo : MaxPPP)

Les règles sont strictes en cas de pluie, la vitesse est réduite de 130 à 110 km/h sur l’autoroute, elle passe de 110 à 100 km/h sur voie rapide (2x2 voies) et ne doit pas dépasser les 80 km/h sur les routes hors agglomération.

Tous ne suivent pas ces règles, pourtant le risque de vous faire " prendre " pour excès de vitesse est bien réel, notamment avec les radars mobiles. Mais est-ce le cas avec les radars automatiques ?

Malgré leur technologie, ils ne sont pas prévus pour s’adapter aux intempéries et ne font pas la différence entre un grand soleil et une pluie battante. Même si c’est interdit, vous ne serez pas flashé si vous dépassez la limite de vitesse autorisée par le Code de la route dans ces conditions dégradées. C’est aussi le cas pour les radars de travaux, tourelles et tronçon.

L’IA va-t-elle changer la donne ?

Les radars dits intelligents, dopés à l’intelligence artificielle, se développent. D’ici à 2027, 710 boîtiers devraient être déployés à travers toutes les villes de France avec plusieurs cordes à leur arc : non-respect des feux, absence de ceinture de sécurité et excès de vitesse bien sûr.

Pour le moment, il n’est pas évoqué de nouveaux appareils capables de détecter l’état de la chaussée (sèche, humide, détrempée) ou la pluie. Il serait bien naïf de croire que cette technologie ne voit pas le jour. Seulement, cela coûterait une petite fortune de remplacer les boîtiers actuels par de petits bijoux de technologie.

Quel que soit l’avenir des radars, adapter sa vitesse lorsqu’il pleut est primordial. L’adhérence des pneumatiques s’en trouve dégradée avec des distances d’arrêt plus longues (multipliées environ par 1,5), le risque d’aquaplaning est plus grand et la visibilité devient médiocre. De façon plus globale, le passage à l’heure d’hiver amplifie les risques d’accidents.

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