410 nouveaux radars urbains intelligents : la future bonne affaire des collectivités
Alors que le parc de radars urbains s’apprête à passer de 310 à 750 appareils en France, ces boîtiers équipés d’IA ne se contenteront plus de flasher les excès de vitesse. Feux rouges, ceinture non attachée : de nouvelles infractions seront bientôt traquées. Pour les mairies aux finances dans le rouge, ce déploiement massif s’annonce déjà comme une manne financière particulièrement lucrative.

La vigilance est de mise lorsque l’on circule en ville. Elle devrait l’être plus encore l’an prochain. Car les radars urbains vont faire des petits. Les 340 appareils déjà installés, devraient être rejoints par 410 autres, ce qui porterait le nombre de flashs fixes dans les zones urbaines à 750.
Des radars multi-services
Et ce ne sont pas des simples boîtiers enregistreurs de vitesse. L’IA est passée par là et les petits nouveaux sont capables de détecter le non-respect des feux et l’absence de ceinture de sécurité des occupants d’une voiture. Ils sont actuellement en test à Marseille et devraient être déployés à travers toutes les villes de France en 2027.
Un accroissement qui reçoit un accueil plutôt favorable, si ce n’est des habitants de ces zones urbaines, mais au moins de leurs édiles. C’est que, grâce à une loi de 2022, les collectivités locales peuvent décider d’elles-mêmes de l’installation de radars sur leur territoire, avec l’autorisation des préfectures et à condition de payer elles-mêmes les appareils, leur installation ainsi que leur gestion.
Un cadeau aux collectivités locales
Et c’est une aubaine pour les mairies, plutôt à la peine en matière de budget ces temps-ci en accusant l’État de baisser chaque année leur dotation. Du coup, ces nouveaux radars risquent bien d’arrondir leurs fins de mois. Car on estime qu’au bout de deux ans d’amortissement, chaque flash rapporte, en moyenne, 50 000 euros par an.
Au niveau national, les sommes récoltées approchent les 2 milliards. Bien entendu, ces infrastructures coûtent des sous, et surtout les réparations liées aux près de 20 % de flashs défectueux, mais leur rentabilité n’est pas à démontrer. Et si une bonne part est engloutie par la logistique nécessaire et une autre est dévolue à l’amélioration de la Sécurité routière, 800 millions d’euros, selon la Cour des comptes, entrent directement dans les caisses de l’État.





Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération