Arnaques aux plaques d’immatriculation : comment ces fausses contraventions menacent directement votre permis et votre argent
Près de 15 millions de numéros d’immatriculation sont dans la nature, ou plutôt en vente libre sur le dark web. Une telle fuite de données risque de faire exploser le nombre d’arnaques. Votre vigilance doit être au maximum.

Une seule personne est à l’origine de ce vol massif. Un cybercriminel a réussi à s’infiltrer sur une plateforme en ligne de réservation de contrôle technique pour en ressortir les informations de 18 millions de personnes. Numéro d’immatriculation, nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, voici le type d’informations disponible à la vente.
C’est sur le dark web que les malfrats en tout genre viennent acheter ces données, pour mieux vous cibler et monter des arnaques plus efficaces. Vous pouvez recevoir de fausses amendes par texto, mail, voir par courrier.
Depuis peu, cette méthode « à l’ancienne » se développe puisqu’elle consiste à faire parvenir une fausse contravention papier dans votre boîte aux lettres. Ces avis de contravention sont bien élaborés puisqu’ils recopient très fidèlement les avis officiels. De plus, nom, prénom, adresse, numéro d’immatriculation… Toutes ces données personnelles sont exactes. « L’administration » vous invite alors à payer via un QR code ou par virement. Recevoir un tel courrier ne suscite pas autant de méfiance qu’un SMS. Ne payez en aucun cas via le QR code ou par virement. Il faut alors se diriger vers le site amendes.gouv.fr.
Un risque accru de doublettes ?
L’usurpation de plaque d’immatriculation, plus connue sous l’appellation de « doublette », n’est pas nouvelle, mais ne connaît pas la crise. Cela consiste à cloner un numéro d’immatriculation pour commettre différentes infractions.
Si l’usurpateur peut commettre des excès de vitesse ou ne pas payer le stationnement sans être inquiété, le véritable propriétaire, lui, recevra les amendes et les possibles retraits de points. Commence alors un véritable marathon administratif pour prouver sa bonne foi.
Il faut tout d’abord déposer plainte, contester la ou les infractions et ne surtout pas la payer. Il est conseillé de rassembler un maximum de documents prouvant que vous n’étiez pas au volant au moment où le délit a été relevé. Une attestation employeur peut être demandée si vous étiez au travail. Dans les cas extrêmes, les victimes peuvent se faire établir une nouvelle carte grise et un nouveau numéro d’immatriculation.





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