Pourquoi la préfécture de Paris va supprimer le fameux radar à 30 km/h qui fait tant parler
Ceux qui estimaient ce nouveau radar autonome trop piégeux ont gagné : la Préfecture de Paris a annoncé qu’elle allait déplacer le dispositif actuellement situé sur le périphérique au niveau de la porte de Montreuil. Mais pas pour les raisons que vous imaginez, officiellement…

Depuis le 24 août dernier, les automobilistes empruntant le périphérique extérieur de la ville de Paris doivent faire attention à un nouveau radar : un système dit « autonome » (qu’on appelle aussi souvent radar « chantier » car il se place souvent dans une zone en travaux) installé au niveau de la porte de Montreuil.
Il fait beaucoup parler car ce radar « flashe » à 30 km/h et non pas 50 km/h, la limitation maximale normalement autorisée sur le périphérique parisien. Pourquoi ? Parce qu’il se situe sur une zone de travaux où la préfecture estime qu’il faut abaisser d’autant plus la vitesse. Comme l’ont démontré les membres de l’association 40 millions d’automobilistes cette semaine, ce radar autonome crépite quasiment tout le temps lorsque la circulation est fluide : 18 fois en seulement cinq minutes d’observation, laissant augurer d’une rentabilité exceptionnelle pour les caisses de l’État. Ceux de BFM TV ont eu compté « 35 flashs en 30 minutes ».
Les mécontents ont gagné
Mais voilà donc une bonne nouvelle pour ceux qui s’offusquaient du fonctionnement de ce radar, jugé par certains comme beaucoup trop « piégeux » : la préfecture de Paris vient d’annoncer que le radar autonome allait être déplacé vers un autre endroit. Encore mieux, les amendes enregistrées depuis sa mise en place seront tout simplement annulées.
La préfecture justifie cependant l’enlèvement de ce radar par des « difficultés techniques sur l’appareil » et non pas la simple volonté de satisfaire les automobilistes mécontents de cette mesure. Elle précise que le radar autonome en question continuera tout de même de faire crépiter son flash jusqu’à son enlèvement, pour des raisons « pédagogiques ». Les usagers de la route passant devant lui auront ainsi la désagréable surprise de se voir « éclairés » en cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée, mais sans que cela ne soit assorti de l’envoi d’un PV à l’adresse liée à l’immatriculation du véhicule.





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