Pourquoi les automobilistes utilisant les nouvelles voies de covoiturage autour de Paris roulent plus vite que les autres
Comme le rapportent les journalistes du Parisien, pas moins de 100 000 contraventions ont été établies à la suite d’infractions sur l’utilisation des nouvelles voies de covoiturage installées sur le périphérique parisien. Et il y a au moins un effet positif.

100 000. Voilà le nombre d’amendes envoyées à des utilisateurs en infraction des nouvelles voies de covoiturage, installées sur le périphérique parisien en 2025. Les contraventions sont systématiquement émises depuis le 2 mai 2025 et cela fait donc un an que le dispositif est en place, déployé après la tenue des Jeux olympiques de l’été dernier.
Comme le rapportent les journalistes du Parisien, beaucoup d’automobilistes de la région parisienne continuent donc d’emprunter ces voies réservées au covoiturage (les fameuses files nommées « V2 »), qu’on trouve aussi à l’entrée et la sortie d’autres villes comme Lyon. Sur le périphérique dans le sens de circulation proche de la voie d’insertion vers l’autoroute A1, les journalistes rapportent une forte proportion d’automobilistes roulants seuls dans leur véhicule et donc en infraction : 45 à 48 % du volume de véhicules constaté au niveau de la Porte d’Aubervilliers il y a « une semaine entre 9 heures et 10 heures ».
71 contestations
Pour rappel, les voies réservées au covoiturage en région parisienne sont interdites entre 07h et 10h30 puis entre 16h et 20 heures les jours de la semaine aux usagers seuls dans leur véhicule (à l’exception des taxis, des VTC en service, aux véhicules de « mobilité inclusion ou encore des véhicules de secours ou de transports collectifs). Via la vidéoverbalisation, les contrevenants s’exposent à une amende de 135€ réduite à 90€ en cas de paiement immédiat, sans suppression de points sur le permis.
D’après les journalistes du Parisien, on dénombre 71 contestations d’usagers verbalisés pour ce motif. Et beaucoup d’automobilistes avouent encore ignorer qu’on a le droit d’emprunter ces voies à partir de deux occupants dans la voiture. Il y a quelques semaines, on entendait parler à ce sujet de verbalisations automatiques abusives dans le cas où le système ne parvenait pas à détecter la présence d’un enfant à bord.
On roule plus vite sur les voies réservées au covoiturage
Comme le rapporte un adjoint au maire de Paris, la vitesse moyenne est « supérieure de 9 km/h » sur la voie réservée au covoiturage, lorsqu’elle est activée, par rapport aux autres voies. Logique puisqu’une grande majorité d’automobilistes roulent seuls en voiture (plus de 80 % en 2024) et encombrent donc les autres voies saturées. Pour gagner du temps dans la circulation en région parisienne, mieux vaut donc rouler au moins à deux en voiture.
Le même adjoint affirme par ailleurs que la baisse de la limitation de vitesse sur le périphérique a fait chuter la pollution de l’air « de 6 % » et a un « impact positif sur l’accidentologie » sans donner plus de précisions.




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