Première cause de mortalité au travail : ce chiffre que 80 % des patrons ignorent encore
Alors que les accidents de la route constituent la première cause de mortalité au travail, une étude MMA-Ifop révèle que seuls 21 % des patrons de TPE et PME en ont conscience, mais leur comportement au volant laisse encore perplexe.

Les chiffres de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) spont sans équivoque. En 2024, 424 personnes ont perdu la vie dans un déplacement lié au travail, représentant 43 % des tués sur les routes métropolitaines.
Le 11e baromètre MMA-Ifop révèle pourtant une sous-estimation du risque routier professionnel par les dirigeants des petites et moyennes entreprises (TPE-PME). À peine plus d’un dirigeant sur cinq (21 %) identifie la route comme le premier facteur de mortalité professionnelle.
Des actions de prévention insuffisantes
Pourtant 77 % de patrons interrogés savent qu’ils peuvent être tenus responsables en cas d’accident lors d’un trajet professionnel (+ 8 points vs 2025) et 52 % lors d’un trajet domicile-travail (+ 7 points).
Pour autant, le passage à l’action demeure trop souvent réactif plutôt que proactif. Seul un quart des entreprises (25 %) a déployé des mesures de prévention concrètes. Un chiffre qui grimpe à 39 % uniquement après la survenue d’un drame interne. De surcroît, les actions privilégiées restent d’ordre technique ou administratif (vérification de l’état des véhicules ou des permis), délaissant les mesures de fond comme les chartes de bonne conduite ou les formations à l’éco-conduite.
Les dirigeants expriment néanmoins une demande inédite d’accompagnement. 40 % réclament un soutien accru sur ces enjeux, soit le double de l’année précédente. Mais du souhait à la réalité il y a encore un fossé.
Des comportements à risque généralisés
Interrogés sur leurs propres habitudes au volant, 78 % des patrons confessent adopter régulièrement des comportements dangereux lors de leurs trajets professionnels. Le smartphone s’impose comme le premier facteur de distraction. 58 % admettent l’utiliser en conduisant, que ce soit pour passer un appel, consulter des notifications ou répondre à des messages. Les excès de vitesse suivent de près (56 %), loin devant la somnolence (33 %) ou la conduite sous l’emprise d’alcool (9 %). Ces résultats illustrent le décalage entre la perception du risque et les pratiques au quotidien.




Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération