Style sportif et autonomie record : la Hyundai Ioniq 3 va faire trembler les Renault 4 et Peugeot E-2008
La marque coréenne se lance sur le segment très disputé des polyvalentes avec une auto au style très fort, mêlant les gènes d’une berline à ceux d’un SUV. Seulement, a-t-elle d’autres arguments pour convaincre ? C’est justement le but de cette première rencontre.

En matière de design, on ne peut reprocher à Hyundai de ne pas aller au bout de l’exercice. L’Inster et le Ioniq 9 se démarque de la production automobile tandis que les Ioniq 5 et Ioniq 6 sont restées fidèles aux concepts qu’ils les ont annoncés.
C’est à nouveau le cas avec cette Ioniq 3. En septembre dernier, la marque nous avait donné le sourire avec un concept étonnant et sportif, et n’étant pas un énième SUV : le Concept Three.
Sept mois plus tard, Hyundai nous invite à nouveau pour cette fois-ci découvrir la version de série, celle que nous retrouverons dans les rues. Est-elle si différente ? Puisque votre serviteur est normand, la réponse est oui et non. Les proportions ne sont plus tout à fait les mêmes, moins longue et plus haute, cette Ioniq 3 perd le côté « boule de nerfs » et les éléments noirs alourdissent l’ensemble.

En revanche, on retrouve ce capot plongeant, les optiques très fines, les passages de roue généreux et bien sûr cette découpe de vitres latérales très saillantes. À l’arrière, le coffre très abrupt et l’imposant aileron sont toujours présents. La version présentée n’est autre que la N-Line, celle qui en « jette » le plus avec notamment un diffuseur qui ne fait pas dans la discrétion.
Pour ceux qui sont déroutés par ce design très expressif, des versions plus sages, avec notamment des passages de roue gris et une teinte de carrosserie plus sobre, devraient être davantage convaincu.
Puisqu’il est relativement difficile de deviner les dimensions d’une auto en photo. Sachez qu’elle mesure 4,16 m de long et que Hyundai la place dans le segment B. Voici une longueur plutôt généreuse qui la placera en face d’une Volkswagen ID. Polo d’un Cupra Raval encore d’une Renault 4. Cette Ioniq 3 compte bien grappiller des parts aux Peugeot E-2008, Opel Mokka Electric ou encore Fiat 600.
Un intérieur plus pragmatique

Sans aucun doute, le Ioniq 3 mise sur son originalité, mais ce n’est clairement pas le même son de cloche dans l’habitacle. Le pragmatisme est de mise avec en point d’orgue un écran central de tactile, dont la taille varie de 12,9 à 14,6 pouces selon les versions. Il permet d’accéder à une nouvelle interface Pleos Connect qui repose sur le système d’exploitation Android Automotive. La marque promet performance et rapidité puisqu’il n’était pas en service lors de cette présentation. On note par ailleurs la présence de commandes physiques, que ce soit sur le volant ou la console centrale pour la climatisation.
Un autre écran s’invite au sommet de la planche de bord. Sa taille raisonnable et son format paysage ont de quoi reposer l’œil. C’est encore plus le cas selon la position de conduite puisque, comme chez Peugeot avec son i-cockpit, la jante du volant peut le cacher, dommage.

Hyundai a bien étudié les rangements à bord de cette Ioniq 3 avec un grand bac face au passager, un second face au conducteur en plus d’un emplacement généreux entre les sièges. Que ceux qui voyageront à l’arrière se rassurent, ils profiteront d’un bel espace aux jambes grâce à l’empattement de 2,65 m et d’une garde au toit convenable. En revanche, la posture n’est pas optimale à cause de la batterie située dans le plancher, mais il y a pire chez la concurrence. Les aspects pratiques ne sont pas en reste : aérateurs, prises USB, rangements, banquette chauffante et dossiers inclinables selon deux positions !


Un tel espace habitacle ne doit pas être sans conséquence sur le volume de coffre. Il n’en est rien, enfin pas tout à fait. Au premier abord, il ne paraît pas très grand avec son seuil de chargement haut perché et son plancher relativement haut, même lorsqu’il est abaissé au maximum. Mais Hyundai a un secret : la Mégabox. Comme pour le Ford Puma, un grand espace se cache sous le plancher, portant le volume total à 441 litres, un chiffre particulièrement intéressant. De par son accès un peu contraignant, il ne servira pas au quotidien, mais vous serez bien content de l’avoir lors des départs en week-end.
Une autonomie record

Les week-ends, justement, ne seront pas une source de stress. Hyundai a prévu dans le plancher de son crossover deux batteries différentes, de 42,2 kWh (LFP) et 61 kWh (NMC) avec des autonomies respectives de 344 et 496 km. Ce second chiffre est tout simplement le meilleur du segment. Une Renault Mégane calera à 468 km, tandis qu’une Volkswagen ID.3, plus encombrante, va un peu plus loin avec 566 km. Côté recharge, rien d’extraordinaire à se mettre sous la dent puisque la petite pile accepte 119 kW et courant continu et la seconde 110 kW. Il sera possible d’opter pour une puissance de 22 kW en courant alternatif. Hyundai communique sur un temps de charge de 29 minutes pour passer de 10 à 80 %, ce qui reste standard.
Sous le capot, cette Ioniq 3 associe un électromoteur de 136 ch pour la petite pile et de 147 ch pour l’accumulateur plus généreux alors que le couple de 250 Nm reste identique.
Elle se donne les moyens de ses ambitions

Si le design de cette Hyundai a ses adeptes et ses détracteurs, elle a de sérieux arguments à faire valoir sur le papier. L’habitacle est bien pensé et vaste, son coffre volumineux, son autonomie très intéressante, surtout avec la grande batterie, et sa recharge est dans la moyenne. Il reste bien sûr à déterminer ce qu’elle vaut sur la route, à connaître le niveau d’équipement, la gamme et surtout les prix. Hyundai compte la vendre sous la barre des 29 000 €. Les Volkswagen ID.Polo, Renault 4 et autre Cupra Raval, vous voilà prévenu !
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