Le marché des cabriolets 4 places est plutôt restreint en Europe et notamment en France où l’on compte très peu d’acteurs « généralistes » : Volkswagen Eos, Peugeot 308 CC, Renault Mégane, et feu la Ford Focus CC. En remplaçant son Astra TwinTop par la Cascada, Opel a voulu renouer avec les valeurs du cabriolet. Autrement dit une capote en toile et un sex-appeal prononcé. Et sur ce thème la firme allemande a plutôt bien travaillé. Le coup de crayon est séduisant et la capote est parfaitement intégrée dans le dessin de la poupe. En face, la française leader de son segment de niche, avant l’arrivée programmée de la prochaine 308 CC, profite du second restylage de la famille Mégane. La face avant reçoit le gros losange et le « masque ». Le reste de la voiture n’évolue pas esthétiquement. La Mégane CC conserve son gros popotin et son énorme couvercle qui abrite un toit en dur partiellement vitré. Ce dernier s’escamote dans le coffre en 20 interminables secondes et réduit le volume de coffre à 211 litres contre 417 en configuration fermée. La française qui affiche 20 cm de mois sous la toise offre un rapport habitabilité/encombrement supérieur à la Cascada. Les passagers arrière sont logés à la même enseigne dans les deux véhicules, autrement dit, très mal.



L’habitabilité est d’ailleurs l’une des plus grosses déceptions de cette Cascada. Ce paquebot qui repose sur une plateforme d’Astra a vu son porte à faux s’allonger exclusivement pour loger la capote. Les passagers et le volume de coffre n’en profitent aucunement. Ce dernier tombe à 380 litres toit en place (280 litres toit ouvert). C’est moins bien que la Mégane, certes, mais contrairement à la française, la Cascada dispose de dossiers arrière rabattables qui permettent de libérer jusqu’à 780 litres. Une modularité rare sur ce genre de véhicule. La production allemande compte sur une capote en toile. Elle se replie entièrement en 17 secondes et peut s'effectuer, comme la Mégane, en roulant jusqu'à 50 km/h. Une fois fermée, l’acoustique est excellente mais logiquement moins bonne qu’à bord de la Mégane CC.



Les cockpits des deux cabriolets sont inchangés par rapport aux berlines dont ils découlent. Chez Renault, le dessin vieillit mais la finition reste soignée. Chez Opel l’ergonomie est exécrable avec une quantité industrielle de boutons mais l’intérieur est davantage en accord avec l’esprit GT. Particulièrement lorsque l’on pose sont séant sur les larges sièges en cuir. Au registre des équipements, le restylage de la Mégane lui a apporté le système connecté maison : le R-Link. L’allemande se distingue par des prestations high-tech supérieures comme l’avertisseur de franchissement de ligne, la lecture des panneaux, l’avertisseur de collision, l’indicateur d'angle mort, etc. généralement proposés en option.