En bref

Trois moteurs diesels au choix

De 204 à 340 ch

À partir de 53 570 €

Depuis le début de l'année 2014, le Volkswagen Touareg s'est écoulé à 447 exemplaires contre 800 pour le Mercedes ML et 1 195 pour le BMW X5, une diffusion confidentielle finalement très proche de celle de son cousin Porsche Cayenne, diffusé à 413 exemplaires et avec qui il partage plate-forme et moteurs. Il était donc grand temps pour cette deuxième génération du gros SUV de Wolfsburg sortie en 2010 de passer par la case restylage pour essayer de redynamiser ses ventes. Cependant, comme souvent chez le constructeur allemand et même chez le groupe éponyme, il s'agit d'évolutions tellement légères qu'il faudra s'en approcher très près pour les distinguer.

Pour l'esthétique, les phares, maintenant bixénon de série avec feux de jour à LED, reprennent une forme plus trapézoïdale et sont séparés par une calandre comprenant quatre lamelles (chromées de série sur le haut de gamme Carat Edition) contre seulement deux précédemment. Le pare-chocs est aussi légèrement redessiné et délaisse la forme de V pour celle d'un A à l'instar du Scirocco R, ce qui apporte un surplus d'agressivité. Dès le premier niveau de finition, une lame chromée ceinture entièrement la caisse. A l'arrière, les feux restent identiques mais adoptent des LED de série, une barre chromée apparaît sur le pare-chocs et les canules d'échappement bordent un « diffuseur » redessiné. Enfin, cinq nouvelles teintes de carrosserie sont proposées (Reflet d'Argent, Sand Gold, Bleu Moonlight, Chêne Noir et Reef Blue) et les jantes vont désormais jusqu'à 21 pouces.


Pas de révolution donc à l'extérieur, et c'est encore moins flagrant à l'intérieur : les plus observateurs remarqueront que les boutons de la console centrale sont maintenant en aluminium, que de nouvelles essences de bois sont offertes pour les inserts (Ebène Enginereed et Acajou Sapelli), ainsi que des teintes de cuir inédites (Brun Bonanza pour Vienna et Nappa, Beige St-Tropez pour Nappa)... et c'est tout.



Et sous le capot ? Pas mieux. Le V6 3,0 l TFSI Hybrid de 380 ch tire sa révérence, ne laissant le choix qu'entre les motorisations diesels déjà existantes et accouplées à la même boîte de vitesses automatique à huit rapports. Le V6 3,0 l TDI est cependant revu avec notamment une fonction « roue libre » découplant le moteur de la boîte de vitesses lorsque le conducteur lève le pied de l'accélérateur, un système de traitement des NOx permettant de satisfaire les normes Euro 6, un Start & Stop optimisé coupant le moteur sous 7 km/h et la récupération d'énergie au freinage. Sur ce moteur disponible en deux versions, 204 ch de 3 200 à 4 400 tr/min et 450 Nm de 1 250 à 3 200 tr/min, et 262 ch de 3 800 à 4 400 tr/min et 580 Nm de 1 750 à 2 500 tr/min (soit + 17 ch et + 30 Nm), la consommation mixte officielle - bien aidé aussi par l'adoption de pneus à faible résistance - s'établit dans les deux cas à 6,6 l/100 km, ce qui équivaut à des émissions de 173 g/km, soit un malus de 2 200 €. Une économie substantielle, puisqu’il fallait ajouter respectivement 3 600 et 4 000 € précédemment. Le haut de gamme reste le bon vieux V8 4,2 l TDI de 340 ch à 4 000 tr/min et 800 Nm de 1 750 à 2 750 tr/min et dont pas le moins boulon n'a été retouché : toujours aux normes Euro 5, toujours 9,1 l/100 km de moyenne, toujours 239 g/km de CO2 et toujours 8 000 € de malus donc.