1 milliard d’euros dans les caisses de l’État d'ici la fin de l'année ! Comment est-ce possible ?
Du jamais vu ! Le malus écologique touche désormais un véhicule sur deux et s’apprête à rapporter une somme massive à l’État d’ici la fin de l’année. Porté par l’abaissement des seuils d’émissions de CO2 et par le durcissement du « malus masse », ce dispositif devrait permettre à l’État d’engranger plus d’un milliard d’euros de recettes.

C’est un chiffre impressionnant ! Au premier semestre 2026, les recettes du malus CO2 se sont élevées à 523,4 millions d’euros, soit plus de 110 millions d’euros de plus que sur les six premiers mois de 2025, selon la revue de marché publiée par Mobilians. Pour les véhicules concernés, le montant moyen du malus s’élève à 1 197 euros sur cette première moitié de l’année.
Si cette tendance se poursuit, Mobilians estime que les recettes du malus CO2 pourraient avoisiner le milliard d’euros d’ici la fin de l’année. Un record, sachant qu’en 2025, ce dispositif avait rapporté un peu plus de 860 millions d’euros, soit environ 16 % de moins que les prévisions pour 2026.
Plus d’un véhicule sur deux est taxé
L’année 2026 bat tous les records. Après celui des recettes, c’est désormais le nombre de véhicules concernés qui atteint un niveau inédit. Au cours du premier semestre, Mobilians a recensé 437 372 véhicules particuliers neufs (VPN) soumis au malus, soit plus de 50 % des immatriculations.
Comment expliquer une telle hausse ? La réponse tient au durcissement du barème entré en vigueur le 1er janvier. Depuis cette date, le seuil de déclenchement du malus CO2 est passé de 113 g/km à 108 g/km. Et cette évolution ne s’arrêtera pas là : il sera abaissé à 103 g/km en 2027, puis à 98 g/km en 2028. Une stratégie destinée à encourager les automobilistes français à se tourner vers des véhicules moins émetteurs, notamment les modèles électriques.
Les marques les plus touchées
Parmi les dix marques les plus concernées, Mercedes-Benz arrive en tête avec 66,5 millions d’euros de malus acquittés. Elle devance ses concurrentes allemandes BMW (56,7 millions d’euros), Audi (44,7 millions d’euros) et Volkswagen (44,5 millions d’euros).
Trois constructeurs français figurent également dans ce classement : Peugeot (37,6 millions d’euros), Citroën (28 millions d’euros) et Renault (28 millions d’euros). Ils sont suivis par la marque roumaine Dacia (17,6 millions d’euros), filiale du groupe Renault, puis Mini (17,1 millions d’euros) et Porsche (14,6 millions d’euros).




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