
À compter du 1er janvier prochain, les Pays-Bas prélèveront une taxe mensuelle sur tous les véhicules d’entreprise thermiques et hybrides. Cette incitation à la transition énergétique pourrait-elle voir le jour en France ?

À compter du 1er janvier prochain, les Pays-Bas prélèveront une taxe mensuelle sur tous les véhicules d’entreprise thermiques et hybrides. Cette incitation à la transition énergétique pourrait-elle voir le jour en France ?

C’est un record de plus en plus difficile à assumer. En 2026, la France s’approchera du cap d’un milliard d’euros de recettes grâce au malus. Entre abaissement des seuils de CO2 et durcissement de la taxe au poids, plus d’une voiture sur deux est désormais frappée au portefeuille. Des SUV de luxe aux petites citadines populaires, personne ne semble plus échapper au fisc.

Depuis hier, le barème du malus « édition 2026 » s’applique avec à la clé un durcissement des barèmes, sans oublier le malus masse qui suit le même chemin.

Après son annonce avortée du 10 décembre, la Commission européenne a pris sa décision concernant la fin des voitures thermiques. Au final, la réduction de 100 % d’émissions retombe à 90 % au 1er janvier 2035, ce qui laisse le champ libre aux PHEV, aux prolongateurs d’autonomie, et peut-être même à quelques thermiques purs. Explications.

Alors que les deux partis politiques s’accordaient sur certains sujets automobiles comme les ZFE, La France insoumise et le Rassemblement National se retrouvent aux antipodes sur celui du malus automobile. Et c’est plutôt le RN qui a été écouté dans l’élaboration de la Loi de finance 2026 et les amendements décidés hier sur ce point.

Si l’augmentation du malus écologique pour les années 2026 et 2027 a déjà été actée, celle de l’année 2028 vient d’être annulée à l’impulsion du gouvernement lui-même. Attention, on va tout de même rester sur des niveaux très élevés de taxation des voitures neuves et elles vont même se durcir dans les années à venir.

La France espérait voir les flottes professionnelles s’électrifier à toute berzingue. Cinq ans après la loi d’orientation des mobilités (LOM) et quatre ans après la loi Climat et résilience, la transition avance moins vite que prévu.

À partir de l’année prochaine, un malus supplémentaire basé sur les voitures d’occasion sera appliqué. Toutefois, il n’y a vraiment pas de quoi paniquer.

Ça va faire mal. Le projet de loi de finances 2026, présenté mardi de la semaine dernière, contient sa cohorte de mesures concernant la fiscalité automobile. Et sa trajectoire concernant le durcissement du malus reste inchangée. Il prévoit qu’en 2028, le malus maximal commencera à 187 g/km de CO2 et se montera à… 100 000 € ! Et le plus petit malus sera exigible dès 98 grammes.

Mercredi 9 juillet 2025, l'ancien ministre et Président de la conférence Ambition France Transports Dominique Bussereau a remis un rapport au ministre des Transports Philippe Tabarot. Un rapport sur le financement de l'avenir des mobilités. Et dans le lot, un projet de durcissement du malus au poids, qui pourrait rapporter encore plus aux finances de l'état. Qui a dit "automobiliste vache à lait" ?
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