Un retour des Gilets jaunes est-il possible ?
Invité ce mardi 15 septembre 2026 au matin au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, François Hollande estime qu’il existe un risque de voir émerger un nouveau mouvement comparable à celui des Gilets jaunes en 2018. Il appelle le gouvernement à agir rapidement.

La situation devient de plus en plus tendue en France. Alors que les prix des carburants atteignent des records et pourraient continuer à augmenter « jusqu’aux élections de mi-mandat aux États-Unis », le 3 novembre 2026, selon François Hollande, la France pourrait être confrontée à un nouveau mouvement des Gilets jaunes, similaire à celui de 2018.
Pour éviter qu’un mouvement comparable à celui d’il y a huit ans ne se reproduise, l’ancien président de la République souhaite la mise en place rapide d’aides destinées aux travailleurs ainsi qu’aux particuliers.
Une nouvelle mobilisation des Gilets jaunes est-elle possible ?
Huit ans après le mouvement massif des Gilets jaunes, déclenché notamment par la hausse du prix des carburants et la baisse de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes nationales et départementales, de 90 à 80 km/h, une nouvelle mobilisation pourrait-elle voir le jour ?
Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont utilisés pour diffuser plusieurs affiches appelant à mobiliser un maximum de personnes lors d’une manifestation prévue le 17 octobre prochain.
Bien que François Hollande ait exprimé son inquiétude ce mardi 15 septembre au micro de RTL, en déclarant qu’il y avait « un risque », un nouveau mouvement d’ampleur ne semble pour l’instant pas réellement se dessiner.
D’après le témoignage d’un ancien Gilet jaune recueilli par « La Matinale » de LCI le 9 septembre 2026, « nous ne retrouverons jamais un mouvement comme les Gilets jaunes tel que ça s’est passé il y a huit ans ». Par ailleurs, selon les informations du service police-justice de TF1-LCI, aucune manifestation n’aurait pour l’instant été déclarée en préfecture.
Deux raisons expliqueraient cette situation. L’ancienne figure du mouvement estime notamment que « beaucoup de gens sont conscients mais n’ont pas les moyens de manifester pour des raisons de santé, pour des raisons matérielles, pour des raisons morales, pour des questions d’éthique professionnelle ».
La seconde raison tiendrait aux responsables de la hausse des prix, qui seraient différents de ceux de 2018, estime l’éditorialiste politique de LCI Christophe Barbier. À l’époque, « le responsable, c’était Édouard Philippe, c’était Emmanuel Macron ». « Là, le responsable, c’est Donald Trump et les Gardiens de la révolution. Donc on va faire une grève où ? Contre qui ? », a-t-il poursuivi.
Ces différents éléments pourraient expliquer l’absence, pour le moment, d’une mobilisation comparable à celle de 2018, qui avait rassemblé plus de 280 000 personnes.
François Hollande appelle le gouvernement à réagir
Malgré ces différents éléments, l’ancien président de la République estime que la perspective d’un mouvement des Gilets jaunes le 17 octobre prochain constitue toujours « un risque ».
Pour éviter qu’une mobilisation similaire ne se produise, François Hollande estime que le gouvernement doit agir rapidement en mettant en place des aides ciblées pour les travailleurs : « les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, tous ceux qui ont besoin pour leur travail d’avoir du carburant ». Il préconise également une aide destinée aux particuliers « qui ont besoin d’avoir leur voiture », sous la forme d’un chèque permettant de compenser la hausse du prix des carburants.
L’ancien président avait également proposé une baisse de la TVA de trois ou quatre points de pourcentage si la hausse des prix devait rester, selon lui, une « affaire conjoncturelle ».



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