Après le SUV RX 400h disponible depuis l’été 2005 et la grande routière GS 450h commercialisée au printemps 2006, c’est en cet automne 2007 à la prestigieuse LS 600h d’investir le marché français.

Essai - Lexus LS 600h : usine à gaz électrisante

Contrairement aux deux premiers modèles, la LS 600h ne reprend pas pour base un moteur plus petit que celui de la version purement à essence qu’elle vient supplanter, mais un encore plus gros. Ainsi, le récent V8 de 4.6 litres de 380 ch et 493 Nm passe à 4969 cm3 sur la LS 600h par augmentation de la course afin de proposer une puissance de 394 ch et un couple de 520 Nm. A cela s’ajoute les 224 ch du moteur électrique qui permet d’afficher une puissance combinée de 445 chevaux quand les batteries sont bien rechargées. On passera ici sous silence la description du système hybride largement évoquée lors des essais de la GS 450h ou de la Toyota Prius, si ce n’est pour noter que Lexus accumule l’expérience en matière d’électronique de puissance et de moteurs électriques qui risque bien de lui donner une bonne longueur d’avance quand la solution de la pile à combustible se démocratisera.

La LS 600h est créditée de 6,3 secondes sur le 0 à 100 km/h et de 14,3 sec. sur le 400 m départ arrêté. Des performances qui s’avèrent décevantes face à la LS 460 ou à la GS 450h (V6 3.5 litres de 296 ch / 368 Nm. et moteur électrique 650 V de 200 ch/275 Nm, mais environ 400 kg de moins que la 600h). Si elles sont plus véloces sur ces sprints, cela tient au handicap des 4 roues motrices au démarrage et au poids très élevé de la LS 600h. Elle se rattrape presque sur le 1000 m D.A. qu’elle franchit environ en 26 secondes, et surtout sur les relances, très vigoureuses au delà de 70-80 km/h. Elle reprend ainsi comme un boulet jusqu’à 220 km/h et devrait atteindre sans trop de difficultés 250 km/h. Globalement face au chrono, la LS 600h ne fait guère mieux qu’une Mercedes S 500 389 chevaux. Ce serait presque décevant s’il n’y avait la façon dont sont obtenues ces performances, dans une incroyable douceur grâce en partie à la transmission variable en continu –qui emprunte quasiment le même schéma que la GS 450h et une tout autant étonnante discrétion de fonctionnement. Une onctuosité et un raffinement qui la rapproche du clan des V12.