
Elles sont moins chères et mieux équipées. Et en prime pas si moches. Si vous hésitez à vous en offrir une, voici quelques questions à vous poser. Mais d’abord un petit panorama de la situation pour bien réaliser l’enjeu.

Elles sont moins chères et mieux équipées. Et en prime pas si moches. Si vous hésitez à vous en offrir une, voici quelques questions à vous poser. Mais d’abord un petit panorama de la situation pour bien réaliser l’enjeu.

Alors que les constructeurs de l’empire du Milieu débarquent en force à la Porte de Versailles, des constructeurs européens boudent l’événement et certains, à l’instar de Porsche, se réfugient dans le très haut de gamme. En choisissant de vendre moins mais plus cher pour échapper à la concurrence asiatique, l’industrie automobile européenne prend le risque d’un choc social dévastateur et d’un abandon pur et simple du marché populaire.

Face à l’explosion des ventes d’autos hybrides chinoises sur le Vieux Continent, Bruxelles se retrouve dans l’impasse. Alors que les requêtes européennes essuient un refus catégorique de Pékin, une aide inattendue et totalement involontaire pourrait venir de Washington. En envisageant d’ouvrir les portes du marché américain aux constructeurs chinois, Donald Trump pourrait bien détourner le raz-de-marée asiatique hors de nos frontières..

Longtemps présentée comme la panacée de la pollution des centres-villes, la voiture électrique était censée conquérir les zones urbaines. C’était sans compter sur les réalités du terrain : manque de bornes en copropriété, trajets quotidiens réels à la campagne et facilité de recharge à domicile. Des données du leasing social aux choix stratégiques des constructeurs comme Dacia ou Renault, retour sur un retournement de situation qui fait de l’électrique une véritable voiture des champs.

100 000 emplois supprimés en Europe, jamais Volkswagen n’avait connu telle purge. Les salariés de VW paient-t-ils leur manque de productivité ? Ou bien plutôt la débâcle des ventes en Chine où VW, tout comme BMW et Mercedes, s’obstine à y investir par milliards ?

Fermer des usines outre-Rhin et supprimer des postes plutôt que de financer la riposte : le plan de sauvetage de Volkswagen illustre l’impasse stratégique de toute une nation. Englués dans leur aversion pour le déficit, les états-majors allemands sacrifient leurs emplois et leurs gammes sur l’autel de la rigueur. Un choix d’attente qui pourrait transformer une crise passagère en déclin irréversible.

Théorisé en 2018, le concept de « pétromasculinité » associe le rejet de la voiture électrique à la défense d’une virilité fossile. Alors que le débat automobile se radicalise entre « Khmers verts » et partisans du thermique, la frontière est-elle vraiment si nette ? Analyse d’une fracture sociétale où toute nuance semble avoir disparu.

De l’enfouissement d’un rapport stratégique de 1975 sur l’avenir de l’automobile, jusqu'au au virage manqué de l’électrique face à la Chine, pourtant signalé par nombre d’alertes, les décideurs politiques et industriels n’ont-ils pas constamment préféré le déni et les profits à court terme à une vision d’avenir ? Récit d’un demi-siècle d’avertissements ignorés dont l’économie occidentale paye aujourd’hui le prix fort.

Il est coutume d’entendre, dès les bancs de l’école, qu’il ne faut pas mélanger les choux et les carottes. En langage courant, l’injonction invite à fuir l’amalgame absurde. Il arrive pourtant que l’actualité fasse caramboler dans une même unité courgette et SUV.

Pour paraphraser Le petit prince de Saint Ex, qui avait une fâcheuse tendance à confondre le singulier et le pluriel, mettons-nous à la place de l’aviateur bien embêté pour dessiner une auto made in Rüsselsheim en raison de son manque absolu d’image. Et pourtant, la marque réussit plutôt bien ces temps-ci dans un univers pourtant morose. Un mystère ?
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