Comment cet automobiliste s’y est pris pour multiplier par 250 le prix du péage ?
Certaines erreurs peuvent coûter cher. C’est le cas d’un conducteur qui s’est présenté à une barrière de péage en toute bonne foi. Pourtant, il a oublié un détail, qu’il n’est plus près d’oublier de sitôt.

Depuis l’avènement des péages en flux libre et l’obligation de payer dans les 72 heures, de nombreux automobilistes se sont fait piéger. Une fois arrivés chez eux, le trajet semble déjà loin… Cependant, une fois ce délai dépassé, la majoration s’élève à 90 €, avant d’atteindre 375 euros après deux mois et un transfert du dossier au tribunal de police.
Le fait divers qui nous intéresse aujourd’hui est un cas de figure différent, mais aux conséquences tout aussi lourdes. Nice Matin rapporte qu’un automobiliste s’est présenté au volant de son auto à un péage dans les environs d’Antibes.
Équipé d’un badge de télépéage, il ne se soucie guère que la barrière soit déjà ouverte à son approche. Sans le savoir, il franchit le point de passage sans le payer, ce qui conduit à une amende pour « franchissement de péage non acquitté ». Si la faute est déjà discutable, l’événement n’a rien d’extraordinaire.
Un « simple » défaut de mise à jour
Initialement facturée 1,70 €, la note de ce conducteur aurait dû grimper à 90 €. Seulement, c’était sans compter sur un oubli de taille : le certificat d’immatriculation n’était pas à jour. Il n’a donc jamais reçu la contravention initiale, laquelle a été majorée à 375 €, auxquels s’ajoutent 50 € de frais bancaires. Voici comment une simple traversée se transforme en une lourde facture : 425 €.
Ulys, la société d’autoroutes, indique que « lorsque le badge ne répond pas, nos services annulent systématiquement la pénalité de 90 € pour ne réclamer que le coût réel du trajet ». Toutefois, le cas présent est plus complexe : « Pour contester une amende pour non-paiement de péage, vous devez adresser un recours écrit à l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) dans les délais indiqués. »
Pour rappel, vous disposez d’un mois pour mettre à jour votre carte grise (achat, vente, déménagement…). En dehors de cette mésaventure, ne pas le faire vous expose à une amende forfaitaire de 135 € en cas de contrôle vous fait courir le risque de rater d’importantes campagnes de rappel. À titre d’exemple, le scandale des airbags Takata défectueux a mis en lumière la difficulté des constructeurs à joindre l’ensemble des propriétaires.





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