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Comment les géants américains du high-tech investissent l’automobile

Dans Futurs modèles / Technologie

Les voitures de demain sont annoncées connectées, électriques et autonomes. Mais pour y arriver, cela demande un déploiement de technologies sans précédent. Et des fournisseurs d’un nouveau genre : les géants de la high-tech entrent ainsi par la grande porte chez les constructeurs. Et ce n’est pas sans poser de nombreuses questions.

 En 2019, Volkswagen devrait mettre en place avec Intel/Mobileye en Israël le premier service de taxis autonomes électriques du pays.
En 2019, Volkswagen devrait mettre en place avec Intel/Mobileye en Israël le premier service de taxis autonomes électriques du pays.

Jusqu’à il y a peu, les grands fournisseurs de l’automobile produisaient principalement des pièces, des pneus ou des sièges, par exemple. À ces indispensables se sont joints de nouveaux venus à la puissance financière redoutable et pour qui le monde de l’automobile représente un vecteur de croissance supplémentaire immense. Ce sont les géants de la haute-technologie et au premier chef, les fameux GAFAM, concentrés dans la Silicon Valley en Californie (près de San Francisco) : un acronyme pour Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft. Mais il s’agit aussi des fabricants de processeurs, des fournisseurs d’écrans, des spécialistes en télécommunications, des experts des logiciels, bref, de tous ces nouveaux métiers qui accompagnent les voitures d’aujourd’hui et de demain, de plus en plus connectées et bardées d’électronique pour assurer une conduite de plus en plus autonome et, en parallèle, des services de divertissement à bord de plus en plus utiles, dans ces conditions de transport…

La valeur de l’électronique dans une voiture est en hausse constante, le cabinet d’études économiques IHS Markit prévoyant pas moins de 5 300 euros dans les voitures haut de gamme d’ici 2022.

Un « gâteau » estimé à 140 milliards d’euros que les équipementiers traditionnels (Delphi, Valeo, Continental…) ne souhaitent pas abandonner à ces nouveaux venus. Ainsi nombre d’entre eux ont créé de nouvelles entités, souvent séparées, pour accélérer leur recherche et développement et compléter leur offre dans tous ces nouveaux domaines.

Les constructeurs automobiles ont de leur côté pour dilemme de devoir adapter au mieux leurs gammes selon les technologies dernier cri, tout en n’abandonnant pas trop de valeur dans leurs produits aux géants de la tech. Car il faut comprendre une chose. L’enjeu n’est pas seulement dans les gadgets à bord ou les aides à la conduite, il va plus loin, dans le modèle économique même de l’automobile. Si demain nombre d’automobilistes deviennent de simples utilisateurs de mobilité partagée, si leurs dépenses principales se transforment en acquisitions de services, les constructeurs auront une relation totalement différente avec leur public. Voilà donc pour la théorie, passons à des exemples concrets de technologies qui s’invitent à bord.

 

Les processeurs, cerveaux de l’auto devenue objet connecté

Comment les géants américains du high-tech investissent l’automobile

Des processeurs spécifiques sont au cœur de tout système d’info-divertissement et d’aides à la conduite et leur capacité de calcul et d’intelligence artificielle doit être capable de gérer les sommes considérables d’informations relevées par les capteurs de l’auto et échangées dans les processus de communication avec les autres véhicules et les infrastructures qui se mettront en place dans le futur.

Seuls quelques acteurs se sont spécialisés dans ces solutions, comme NVIDIA (notamment présent chez Audi), Intel (accords avec Fiat/Chrysler, BMW, Volkswagen et d’autres), ou Samsung/Harman.

Date d'apparition dans les voitures de série : 2021-22, avec les fonctionnalités de conduite autonome de niveau 4 (phases sans aucune attention du conducteur).

 

La connexion et le transfert des données, le lien avec le réseau

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La connexion au réseau se fait via des modules 4G aujourd’hui et 5G dans les années à venir, dont l’américain Qualcomm ou le chinois Huawei sont de grands spécialistes. Les voitures, une fois connectées, font désormais partie de « l’Internet des Objets ». De nombreuses start-up se concentrent dans le domaine de la cybersécurité pour accompagner tous ces processus de communication et les failles éventuelles qui peuvent en découler. Ces mégadonnées (big data en anglais) représentent une quantité immense d’informations croisées en permanence et stockées dans des clouds (stockage de données en ligne, à distance), comme celui assuré par Microsoft qui vient de signer avec Volkswagen, créant ainsi le plus grand écosystème digital du monde automobile.

Date d'apparition dans les voitures de série : connexions 4G sur certains véhicules d’aujourd’hui.

 

Les capteurs, vigies directes de l’environnement de l’auto

Comment les géants américains du high-tech investissent l’automobile

Les capteurs des véhicules sont les yeux qui leur permettent de se situer dans leur environnement, permettant la conduite autonome et là aussi, les grands acteurs de la high-tech mettent un pied, à l’image de Intel qui a racheté le spécialiste des caméras MobilEye.

Comment les géants américains du high-tech investissent l’automobile

On ne compte plus aussi les start-up qui se spécialisent dans les lidars (radars laser qui permettent une cartographie 3D de l’environnement de l’auto), radars à ultrasons et caméras intelligentes…

Date d'apparition dans les voitures de série : déjà sur certains modèles (lidars sur Audi A8, A7, Q8…).

 

 

Cartographie HD : se placer au mètre près

Autre ingrédient indispensable, la cartographie haute définition avec notamment Google, TomTom et Here, ce dernier ayant été racheté par un consortium de constructeurs allemands premium qui ne voulaient pas laisser à la Silicon Valley cet aspect hautement stratégique. 

Date d'apparition dans les voitures de série : 2021-22, avec les fonctionnalités de conduite autonome de niveau 4 (phases sans aucune attention du conducteur).

 

La conduite autonome, le Graal

Comment les géants américains du high-tech investissent l’automobile

Tous ces éléments sont les briques permettant de permettre à une voiture de se mouvoir de manière autonome. Et dans la conduite autonome, les constructeurs deviennent parfois eux-mêmes fournisseurs pour les tests grandeur nature des géants de la tech. Ainsi, Volvo fournit ses voitures de tests autonomes à Uber, le numéro un des VTC aux USA. Fiat/Chrysler s’est associé avec Waymo, la branche de Google qui développe les fameuses Google Cars, devenues des monospaces Chrysler Pacifica. En Chine, de nombreux autres partenariats sont en place, notamment avec les géants locaux que sont Didi Chuxing (VTC) et Baidu (moteur de recherche).

Date d'apparition dans les voitures de série : en test aujourd’hui, apparition de la conduite entièrement autonome (niveau 5) vers 2025-2030 selon les estimations.

 

La voix, nouvelle star de l’interface avec l’auto

Enfin, pour contrôler toutes ces fonctionnalités, les assistants vocaux sont d’ores et déjà de plus en plus présents dans nos automobiles, alors que des accords entre Google et Renault, Amazon Alexa avec Seat et Ford ou Soundhound avec PSA ouvrent déjà les portières aux géants de la high-tech, avec qui nous converserons directement pour assurer l’interface avec l’auto.

Date d'apparition dans les voitures de série : déjà en place

 

Bilan 

Voici l’automobile à la croisée des chemins. L’indispensable conversion technologique des automobiles de demain est une porte ouverte aux géants de la tech, dont plusieurs ont acquis en quelques années seulement une assise financière plus forte que des constructeurs auto centenaires. Il n’y a qu’un pas pour qu’à terme, certains utilisent des constructeurs auto classiques comme sous-traitants pour fabriquer des véhicules qu’ils concevraient, comme Apple ou Google sous-traite la fabrication de ses smartphones à des fabricants ultra-spécialisés comme Foxconn en Chine. Un comble. Les rumeurs concernant une automobile ou un écosystème de conduite autonome signé Apple vont d’ailleurs bon train depuis des années. Mais dans cette immense tectonique des plaques autour de l’automobile qui est en train de se mettre en place, les constructeurs classiques sont bien loin d’avoir dit leur dernier mot et l’accélération des technologies est tellement complexe et rapide que personne ne saurait prédire réellement de quoi demain sera fait. Une seule chose est sûre : les prochaines années seront passionnantes !

 

Les principaux acteurs du high-tech et leurs partenaires
Société Nationalité Spécialité Accords avec…
Intel USA Processeurs, caméras Fiat/Chrysler, BMW, Mercedes
NVIDIA USA Processeurs Audi
Qualcomm USA Processeurs Audi
Waymo (Google) USA Conduite autonome, système d'exploitation Renault, Chrysler
Microsoft USA Clouds, logiciels Volkswagen
Amazon USA Interface vocale connectée Seat, Ford
Uber USA Conduite autonome, VTC Volvo

 

Commentaires (19)

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Évident, même la propulsion va changer, la propulsion full thermique est archaïque dans ce nouvel environnement... et la voiture autonome est un palliatif pour compenser le $$$AV des thermiques...

Par

Manque Tesla le principal !

Par

Le point n°2/: La connexion entre les véhicules, les métadonnées, l'internet des objets a été un peu bâclé.

Je ne pense pas que les operateurs de téléphonie, les fabricants de téléphones et les constructeurs seront les seuls concernés par l'échange des données pour permettre une 'visibilité' des véhicules sur le réseau routier.

Je pense que les concessionnaires d'autoroute entreront sur le marché en proposant des autoroutes 'connectées', ils les vendront comme des autoroutes permettant la conduite autonome sécurisée (à 100% lol) ce qui leur permettra de facturer plus le cher leur tronçon routier connecté au km ^^

Clairement les concessionnaires vont équipés leur réseau autoroutier de capteurs et émetteurs qui vont aider les véhicules à conduite autonome à se situer et à circuler sur les voies.

Si le marché devient lucratif pour ces opérateurs (Vinci, Eiffage, avertis etc..) ils se mettront à vouloir aussi acheter des concessions pour les routes nationales voire certains tronçons de routes départementales, ce qui fera que les voitures à conduite autonome seront de plus en plus 'guidées' donc sûre sur le réseau routier francais.

Par

En réponse à mdb92

Évident, même la propulsion va changer, la propulsion full thermique est archaïque dans ce nouvel environnement... et la voiture autonome est un palliatif pour compenser le $$$AV des thermiques...

J'espère que les courts-circuits seront présents en nombre sur les chignoles électriques, surtout celles de la marque au cric, déjà pas foutu de fiabiliser leur tablette r-link.

Par

Nationalité des entreprises high tech dans le tableau de l'article :

-USA

-USA

-USA

-USA

Ca fait un peu peur quand même...

Par

En réponse à pxidr

Nationalité des entreprises high tech dans le tableau de l'article :

-USA

-USA

-USA

-USA

Ca fait un peu peur quand même...

Et si j'osais ?

Allez j'ose.

Et nos brillants informaticiens et ingénieurs en mecatronique et autres billevesées franchouilles ? Ben ils sont occupés à faire des acronymes et des onglets et sous onglets et des commissions ou groupes de travail et autres réunions de concertations informelles (ça fait espion comme oss117) pour produire des usines à gaz non debuggées (suffit de voir les interfaRces PSA ou Rlink) pour amuser les autres nations.

Ah oui mais les allemands sont pas mieux, ou les anglais, ou les sénégalais. Je m'en fiche ! Ils sont où les si brillants français ?

( Réponse : chez Valeo 2 ou 3 et aux USA pour 4 ou 5, les autres ??? Ben ils croient qu'ils font bien croire qu'ils font le job).

L'électronique française est au niveau de son informatique et la plus belle expérience française du minitel n'était la pire.

Par

En réponse à mwouais

Et si j'osais ?

Allez j'ose.

Et nos brillants informaticiens et ingénieurs en mecatronique et autres billevesées franchouilles ? Ben ils sont occupés à faire des acronymes et des onglets et sous onglets et des commissions ou groupes de travail et autres réunions de concertations informelles (ça fait espion comme oss117) pour produire des usines à gaz non debuggées (suffit de voir les interfaRces PSA ou Rlink) pour amuser les autres nations.

Ah oui mais les allemands sont pas mieux, ou les anglais, ou les sénégalais. Je m'en fiche ! Ils sont où les si brillants français ?

( Réponse : chez Valeo 2 ou 3 et aux USA pour 4 ou 5, les autres ??? Ben ils croient qu'ils font bien croire qu'ils font le job).

L'électronique française est au niveau de son informatique et la plus belle expérience française du minitel n'était la pire.

Et bien tu peux dire merci à nos élites, soumises aux intérêts américains, qui justement ne font rien pour promouvoir un géant français du numérique dans ces différents secteurs si stratégiques.

Et cette soit disant Union Européenne, elle est où ? Vous savez, le truc qu'on nous a vendu pour soit disant lutter contre l'ogre américain et chinois ?

Force est de constater que sans "union", es pays seuls arrivent à former des gens, comme la France en son temps avant d'appartenir à l'Union Européenne.

Bruxelles est une vaste blague soumise aux lobbies... américains. Pas étonnant de voir qu'aucun fleuron européen du numérique ne voit le jour et de voir que les constructeurs européens forment des contrats avec des entreprises américaines et non des sous traitants européens.

Tout ça est lié, ce n'est pas un hasard.

Si nous étions vraiment indépendant et avec des gouvernants défendant réellement nos intérêts, on aurait déjà ces fleurons capable de lutter contre les américains, les chinois (Huawei), les russes également très présents et de plus en plus.

Bien loin le temps des années 50-60 où la France formait ses géants économiques... qui sont les seuls encore aujourd'hui sur lesquels on se repose. Merci l'Europe.

Donc avant de critiquer nos ingénieurs et nos talents, informe toi.

Par

En réponse à n1cool

Le point n°2/: La connexion entre les véhicules, les métadonnées, l'internet des objets a été un peu bâclé.

Je ne pense pas que les operateurs de téléphonie, les fabricants de téléphones et les constructeurs seront les seuls concernés par l'échange des données pour permettre une 'visibilité' des véhicules sur le réseau routier.

Je pense que les concessionnaires d'autoroute entreront sur le marché en proposant des autoroutes 'connectées', ils les vendront comme des autoroutes permettant la conduite autonome sécurisée (à 100% lol) ce qui leur permettra de facturer plus le cher leur tronçon routier connecté au km ^^

Clairement les concessionnaires vont équipés leur réseau autoroutier de capteurs et émetteurs qui vont aider les véhicules à conduite autonome à se situer et à circuler sur les voies.

Si le marché devient lucratif pour ces opérateurs (Vinci, Eiffage, avertis etc..) ils se mettront à vouloir aussi acheter des concessions pour les routes nationales voire certains tronçons de routes départementales, ce qui fera que les voitures à conduite autonome seront de plus en plus 'guidées' donc sûre sur le réseau routier francais.

Electronique et DATAs gérés par des sociétés américaines... et bénéfices des autoroutes françaises reversées à des fonds de pensions américains.

Elle est pas belle la vie ?

Par

En réponse à SiriusRST

Et bien tu peux dire merci à nos élites, soumises aux intérêts américains, qui justement ne font rien pour promouvoir un géant français du numérique dans ces différents secteurs si stratégiques.

Et cette soit disant Union Européenne, elle est où ? Vous savez, le truc qu'on nous a vendu pour soit disant lutter contre l'ogre américain et chinois ?

Force est de constater que sans "union", es pays seuls arrivent à former des gens, comme la France en son temps avant d'appartenir à l'Union Européenne.

Bruxelles est une vaste blague soumise aux lobbies... américains. Pas étonnant de voir qu'aucun fleuron européen du numérique ne voit le jour et de voir que les constructeurs européens forment des contrats avec des entreprises américaines et non des sous traitants européens.

Tout ça est lié, ce n'est pas un hasard.

Si nous étions vraiment indépendant et avec des gouvernants défendant réellement nos intérêts, on aurait déjà ces fleurons capable de lutter contre les américains, les chinois (Huawei), les russes également très présents et de plus en plus.

Bien loin le temps des années 50-60 où la France formait ses géants économiques... qui sont les seuls encore aujourd'hui sur lesquels on se repose. Merci l'Europe.

Donc avant de critiquer nos ingénieurs et nos talents, informe toi.

Dernier en date, Alstom que GE nous ont piqué pour une bouchée de pain avec l'aide de l'état US, essaye de faire la même chose aux US tu vas voir comment tu vas être reçu... problème? Alstom fabriquait les turbines de NOS centrales nucléaires et de NOS navires militaires nucléaires, sous marins, porte avions, etc... comment on a pu faire une chose pareille??? Alstom était stratégique pour notre enerj et notre défense, on s'en fout que ce soit déficitaire... maintenant il faudra mendier des pièces détachées aux ricains, et si conflit avec eux... par ex. Trump???

Au moins ce qui se passe avec Trump est une bonne chose qui va mettre un coup de pied au cul à l'Europe et on va arrêter avec le monde des bisounours des commerçants, Trump dit ouvertement qu'il n'est pas notre ami, alors que les autres faisaient semblant de l’être même Obama...

l'Europe doit mieux défendre les intérêts des Européens... faisons nos propres GAFAM et arrêtons d'acheter des armes et du pétrole Américain... on l'a très bien fait avec Airbus, appliquons cette méthode à tout... en réservant le marché Européen aux Européens en 1er... fini les délocalisations en Chine... l'Europe est le 1er pole technologique au monde, rien à envier aux autres, il faut revoir nos stratégies industrielles de fond en comble et d’arrêter de se reposer entièrement sur les ricains qui évidemment en profitent, ils ne sont pas con, et extrêmement pragmatiques...

L'Iran est un exemple flagrant de notre coui... molle, interdit pour nous de vendre là-bas mais pas pour la Chine? non mais oh???

Il n'y a que moi que ça choque tout ça???... pour Alstom je voue une haine absolue à Hollande et à la classe politique de l'époque en general qui n'a rien fait pour l’empêcher... sauf Montebourg largement moqué mais qui avait raison...

D'ailleurs l'affaire n'est pas terminée, le manuscrit du journaliste ayant enquêté sur l'affaire Alstom a été volé à son domicile, pas de chance pour les barbouzes le manuscrit avait déjà été déposé chez l'editeur... mais le but était sans doute de savoir ce qu'il y avait dedans et qui était impliqué... quand il paraitra je me ferai un plaisir de le lire, après avoir lu celui de l'affaire Areva tout aussi scandaleux... non seulement notre élite est lâche, mais en plus elle est incompétente... pas tous heureusement...

Par

En réponse à Rodger29

Manque Tesla le principal !

Et où sont les voitures asiatiques dans cet article?

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