Électrification des flottes, entre patrons et salariés le courant passe mal
Si les états-majors des entreprises accélèrent la transition vers le "zéro émission" pour répondre aux exigences réglementaires, leurs collaborateurs, eux, appuient majoritairement sur le frein. Selon le baromètre Ayvens 2026, plus de la moitié des utilisateurs refusent encore de passer à la batterie.

D’un côté, des directions générales soumises au verdissement de leurs flottes. De l’autre, des salariés pour qui le véhicule de fonction devient une source d’inquiétude.
Selon l’édition 2026 du baromètre Ayvens, 52 % des collaborateurs sondés ne se disent pas prêts à abandonner le thermique ou l’hybride pour un véhicule 100 % électrique. Un chiffre qui stagne et révèle une fracture entre la stratégie des décideurs et la réalité du terrain.
Une résistance psychologique tenace
Dans le détail, ils sont 26 % à se dire « pas du tout prêts » et autant à se déclarer « plutôt pas prêts ». Pour ces usagers, la voiture électrique reste un objet de contrainte plutôt que de progrès. Deux spectres hantent toujours l’esprit des conducteurs. L’autonomie et la recharge. 54 % redoutent de tomber en panne sèche, jugeant les capacités des batteries encore insuffisantes pour leur usage professionnel. 51 % expriment une anxiété réelle quant à la disponibilité et à la fiabilité des bornes sur le territoire. La résistance des salariés semble plus psychologique que technique.
Le paradoxe de l’usage
Le baromètre pointe une déconnexion flagrante entre la perception et la pratique. 66 % des sondés habitent en maison individuelle. De quoi lever le principal frein lié à l’angoisse de la recharge. Zéro attente et un plein à tarif serré -heures creuses-.
Quant au risque de panne sèche, 47 % des conducteurs déclarent effectuer moins de 15 trajets par an dépassant les 300 kilomètres. En clair, pour la quasi-totalité de leurs déplacements quotidiens, l’offre électrique actuelle répondrait parfaitement à leurs besoins.
La transition en marche
Le baromètre pronostique un basculement massif à l’horizon 2028. Dans deux ans, une immatriculation sur deux en entreprise devrait être électrique, et ces véhicules représenteront environ 15 % du parc total des flottes.




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