Les Pays-Bas ne veulent plus de voitures d'entreprises thermiques et hybrides
À compter du 1er janvier prochain, les Pays-Bas prélèveront une taxe mensuelle sur tous les véhicules d’entreprise thermiques et hybrides. Cette incitation à la transition énergétique pourrait-elle voir le jour en France ?

À partir du 1er janvier 2027, les entreprises devront verser à l’administration un « malus carburant » mensuel appelé « taxe quasi finale » équivalent à 1 % du prix d’achat officiel de la voiture thermique ou hybride mis à disposition de leur salarié.
Soit 500 € mensuels (6 000 €/an) pour une voiture de 50 000 €. Sans aucune possibilité légale de le répercuter sur la fiche de paie de l’employé. Une taxe qui s’ajoute à la fiscalité existante déjà restrictive sur le thermique.
L’effet levier fiscal
Ce mécanisme, sorte de malus écologique aux entreprises n’est pas une surprise de dernière minute. Il a été dévoilé en septembre 2025. De quoi laisser du temps aux entreprises pour anticiper son entrée en vigueur. « L’annonce du prélèvement agit principalement comme un accélérateur d’une transition que nous soutenons, mais le choix du thermique est désormais arbitré de manière beaucoup plus critique », observe Willemijne de Wit, Directrice marketing et ventes chez le leaser Athlon.
Dans les structures de moins de dix véhicules, la part des commandes électriques est passée de 41 % à 51 % dès l’officialisation de la réforme. Les grands comptes ont elles aussi accéléré leur transition passant de 83 % à 90 % de modèles 100 % électriques en flottes.
Le couperet de 2030
Au début, seuls les nouveaux contrats seront concernés. Mais à partir du 17 septembre 2030, le malus devrait s'appliquer à tous les contrats en cours.
Pour les rares véhicules essence ou diesel encore commandés, les gestionnaires de flottes refusent désormais les engagements standards de 5 ans. Ils exigent des durées de contrat plus courtes afin de s’assurer que le leasing se termine avant la date butoir de septembre 2030.
Une possibilité française ?
Bien que l'objectif de supprimer le thermique des flottes soit également une ambition française, l'adoption d'une taxe calquée sur le modèle néerlandais parait peu probable.
La fiscalité automobile française sur les entreprises est déjà complexes. Ajouter une surtaxe mensuelle de 1 % sur le prix catalogue (qui s'ajouterait à l'avantage en nature du salarié et aux taxes sur les véhicules de tourisme) passerait très mal. Et elle ne ferait que s'ajouter à d'autres lesures comme la taxe incitative annuelle (TAI) dèjà en place.




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