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Uber et Santander : un accord à un milliard d’euros pour développer la transition des flottes en Europe

Dans Flottes auto / Mobilité pro

Lionel Bret

Pour atteindre son objectif de 100 % de véhicules propres d’ici à 2030 et préparer l’ère des robotaxis, la plateforme s’allie à la banque espagnole Santander pour financer la transition énergétique et aider ses partenaires à renouveler leurs véhicules. Mais aussi pour étendre son modèle économique à de nouveaux services.

Uber et Santander : un accord à un milliard d’euros pour développer la transition des flottes en Europe
Uber et banco Santander : un accord à un milliard d'euros pour réussir la transition énergétique ©Jochen Tack/Newscom/MaxPPP

Uber est une multinationale de la tech valorisée à plus 144 milliards de dollars, mais l’entreprise ne possède aucun des véhicules qui composent sa flotte en propre. C’est en déportant le coût et le risque du capital sur les chauffeurs (souvent micro-entrepreneurs) et les sous-traitants partenaires, ce modèle « asset-light » (sans actifs physiques), que plateforme a bâti son succès.

Mais voilà, pour atteindre le « zéro émission » d’ici à 2030 sur le Vieux Continent, Uber dépend du portefeuille de ses partenaires. La firme de San Francisco doit donc inciter ses chauffeurs- partenaires, propriétaire des véhicules, à investir dans des modèles électriques. Or ces derniers n’en n’ont souvent pas les moyens.

Le coût de la vertu transféré aux partenaires

Pour permettre d’offrir des crédits présentés comme « flexibles et compétitifs » à ses partenaires, Uber s’est associé à banco Santander

La plateforme américaine et la banque espagnole se sont accordées sur un programme de financement évoluant sur trois ans, capable de déployer jusqu’à 1 milliard d’euros de crédits. Ce fonds sera débloqué pays par pays, en fonction de l’intégration des exploitants de flotte, de la dynamique du marché, de l’analyse des risques et des contextes réglementaires locaux, notamment en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie.

Un outil de « fidélisation »

Uber et la banque cherchent ainsi à encourager l’investissement dans la flotte pour soutenir la stratégie de croissance à long terme de l’application en Europe.

C’est aussi un outil de « fidélisation ». Un exploitant de flotte Uber devient de fait captif de l’algorithme maison pour assurer ses fins de mois et rembourser son crédit, barrant ainsi la route aux plateformes concurrentes.

Financer aussi demain les robotaxis

« Cette initiative aidera nos partenaires à renouveler et moderniser leurs véhicules, à fonctionner plus efficacement et à continuer de répondre à la forte demande des usagers », a souligné Dara Khosrowshahi, DG d’Uber. Avant d’ajouter que « cela pose également des bases importantes pour notre stratégie d’expansion des véhicules autonomes à travers l’Europe. »

En clair, Uber aide ses partenaires actuels à s’endetter pour moderniser leurs structures, tout en préparant activement l’infrastructure qui accueillera, à terme, les robotaxis sans chauffeurs.

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