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Électrique d’occasion : attention à l’arbre qui cache la forêt d’un marché en repli

Dans Guide fiabilité / Actu occasion

Julien Bertaux

L’engouement pour la voiture électrique d’occasion ne doit pas cacher la réalité. Celle d’un marché en repli depuis le début de l’année et qui connaît encore un mois d’octobre dans le rouge.

Électrique d’occasion : attention à l’arbre qui cache la forêt d’un marché en repli
Seules les voitures électriques arrivent à tirer leur épingle du jeu sur le marché de l'occasion.

Le marché du neuf a progressé le mois dernier de l’ordre de 7 %, voire de 11,9 % à nombre de jours ouvrés similaires. Cette bonne santé est notamment due à la forte demande des voitures électriques, dont la part a atteint 41 %.

En seconde main, ce n’est pas tout à fait la même limonade. On note également une très belle dynamique des wattures puisque les transactions augmentent de 42,8 % (27 961 unités) avec 6,23 % de part de marché. AAA Data qui fournit ces chiffres, précise notamment que « cette dynamique est renforcée par l’entrée en vigueur, le 1er septembre 2026, d’une nouvelle prime CEE pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion. » Par ailleurs, les transactions de VE entre particuliers (C2C) suivent la même tendance : + 66,8 %.

Seulement, la demande pour les modèles ne brûlant pas une goutte de carburant fossile ne compense pas. Au global, les ventes ont baissé de 7,2 % en octobre. Depuis le début de l’année, le cumul s’établit à 4 317 499 unités, soit un repli de 4,5 % ; et le marché reflète bien la situation actuelle, les transactions de voitures diesel reculent de 16,9 % et celles de voitures essence de 8,7 % : « Cette tendance survient dans le contexte de la flambée du prix des carburants ». Le gazole est actuellement vendu 2,37 €/l en moyenne et le SP95-E10 s’affiche à 2,09 €/l.

Des électriques qui partent comme des petits pains

Pour revenir sur les VE, les vendeurs ont de quoi s’en frotter les mains puisqu’elles ne se sont jamais aussi bien vendues. La moyenne entre la reprise d’un véhicule et sa revente est passée de 120 à 98 jours, soit une baisse de 18 %. À titre d’exemple, un Tesla Model Y reste en ligne 35 jours en moyenne. D’autre part, cela pose un problème puisque cet engouement fait fondre les stocks, qui ont reculé de 32 % en l’espace d’un an. C’est encore plus marqué pour les modèles à moins de 20 000 € : - 48 % sur la même période.

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