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En 2025, les Français ont fait plus de vélo mais en ont acheté moins

Les joies du marché du vélo post-Covid ne sont plus. Nous pourrions penser que les Français préfèrent prendre la voiture et les transports. Et pourtant, l’utilisation progresse. Mais alors quel est le problème ?

En 2025, les Français ont fait plus de vélo mais en ont acheté moins

Le business est cessé être florissant sur le papier et d’après les analystes, mais les chiffres sont en peine encore une fois, en 2025. C’est à la fois problématique et logique. Mais pour le comprendre, revenons à la source de tous les chiffres.

Un marché qui aurait dû exploser !

D’après McKinsey, « le marché du vélo était estimé à 97,56 milliards USD en 2025 et devrait dépasser 264,79 milliards USD d’ici à 2035, enregistrant un TCAC de plus de 10,5 % sur la période de prévision (2026-2035). En 2026, la taille de l’industrie du vélo est estimée à 106,78 milliards USD ». Ça, c’est sur le papier. Dans les faits, le marché du vélo est devenu difficile. Il y a une flopée de marques, de projets et de produits qui veulent une petite part d’un gâteau si grand, que la moindre bouchée donne le diabète économique.

Ceci s’ajoute à un concept incohérent avec la croissance insolente permanente. C’est que le vélo se veut écologique. Mais surtout, il se veut économique et, par conséquent, durable. C.Q.F.D.

Donc une fois vendu, le client ne reviendra pas pour un rachat. Ce sera pour de l’entretien, donc du service. Et les chiffres vont totalement dans ce sens. À ce marché de la vente de vélos neufs s’ajoute celui de l’occasion. Et comme en automobile (et dans n’importe quel autre domaine d’ailleurs), ce marché de « l’occase » permet d’avoir la gamme supérieure au prix de la gamme inférieure.

Les chiffres de vente de vélo en toutes lettres

C’est avec une moue résignée, que les acteurs du cycle ont constaté que les chiffres de ventes de vélos neufs en France continuent de reculer en 2025. Et pas de petits chiffres, puisqu’on parle de 8,4 % en valeur (soit 1,9 milliard d’euros) et de 6,2 % en volume (soit 1,84 million d’unités), selon l’Observatoire du cycle publié ce vendredi.

Parmi les facteurs, il y a la quantité d’intéressés déjà équipés. Dès lors, l’achat n’est plus. C’est d’ailleurs l’entretien et le service qui progressent de 10,5 %. Il y a environ 3 vélos réparés pour un vélo vendu neuf. C’est logique, surtout dans une branche brandissant la carte de l’écologie et du développement durable.
Ce sont ainsi 6,3 millions de réparations de vélos et un CA de 128 millions d’euros.

Des ventes plus en berne que Stéphane

En 2025, ce sont 1,86 million de vélos qui ont trouvé de nouveaux propriétaires. Les VAE chutent encore. Après le -16 % de 2024, c’est une nouvelle baisse d’environ 14,6 %. Pour concrètement, 507 000 vélos électriques ont été vendus, contre 594 000 l’année dernière.

Les VAE représentent 28 % des ventes en volume, mais 54 % du marché en valeur. D’ailleurs, à propos de valeur…

Le prix moyen ne bouge pas

Non, le prix moyen du vélo électrique n’a pas changé. C’est toujours les mêmes chiffres qui sont affichés. Comptez environ 2 000 euros, un montant qui ne vous est probablement pas étranger. Et ce chiffre est capital. Car assez faible pour un vélo électrique de qualité, il ouvre des perspectives intéressantes lorsqu’il est à dépenser sur le marché de l’occasion. Mais ça fera l’objet d’un article à part à venir très bientôt.

Un marché qui titille quelques milliards mais…

Au total, le marché français du cycle tout compris (vélos neufs, pièces, accessoires et réparation) a représenté environ 3,1 milliards d’euros en 2025. Soit 4,8 % de moins qu’en 2024.

Concrètement, ces chiffres n’ont aucun sens (et ne veulent rien dire), car le service (aka la réparation et la vente de pièces détachées), lui, progresse. Pour preuve le CA de la réparation a franchi les 128 millions d’euros (soit un bon de 10,5 %).

Mais voici un an qu’il n’y a plus d’aide à l’achat. Je ne suis pas fan des subventions, dans la mesure où elles faussent le marché. Mais forcément, leur arrêt engendre un effet immédiat sur ce fameux marché. En attendant, les aides pour l’automobile électrique sont colossales. Deux poids, deux mesures et c’est bien dommage.

En revanche, le ralentissement des subventions pour le développement des pistes cyclables est un problème. Idem pour des grandes pistes propices aux grands trajets.

Mine de rien, les gens font plus de vélo mais pas pour le boulot

Sauver le monde commence par sauver son pouvoir d’achat. Si tout le monde n’a ni l’envie, ni la possibilité de pédaler, force est de constater que le pays au parc automobile le plus vieux d’Europe voit 9 millions de cyclistes réguliers (dont 42 % de femmes au passage).

Mais le vélo de fonction est toujours sous le joug du mille-feuille administratif. Résultat : seulement 55 000 vélos de fonction en France contre 2 000 000 en Allemagne. Il y a aussi un autre point à aborder, mais ça fera l’objet d’un article dédié.

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