Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

La généralisation des voitures électriques demain permettrait de produire moins d’électricité qu’aujourd’hui.

Face aux constructeurs qui réclament une reculade sur l’objectif 100 % de véhicules électriques en 2035, l’ONG Transports & Environnement réplique avec des chiffres basés sur l’institut Fraunhofer. Selon l’organisme, le V2G permettrait d’économiser de la production d’électricité, du moins en matière de production d'énergie décarbonée. 

La généralisation des voitures électriques demain permettrait de produire moins d’électricité qu’aujourd’hui.
Rouler en électrique permettrais d'économiser de la production d'énergie. Photo MaxPPP.

On en parle souvent, sans vraiment savoir de quoi il en retourne, et sans mesurer réellement son impact. Le V2G (vehicle 2 grid) qui permet d’utiliser l’énergie de sa batterie de voiture électrique pour la renvoyer dans le réseau pourrait pourtant jouer un rôle-clé dans la décarbonation.

139 GW produits par les voitures

C’est en tout cas ce qu’entend prouver l’ONG Transports & environnement en se basant sur les statistiques de l’institut allemand Fraunhofer. Selon ces chiffres, si l’objectif 2035 d’électrification à 100 % des autos de l’union est atteint, ce sont 140 millions de VE qui circuleront sur les routes européennes en 2040. Dans cette hypothèse, l’ONG estime que 35 % de ces autos disposeront du système V2G. ce qui permettra d’augmenter la production énergétique de 139 GW.

Un gain, et un argument, pour Transport & Environnement dans sa lutte qui l’oppose à l’industrie automobile et notamment à l’ACEA, la fédération européenne qui rassemble les constructeurs. Car le lobby des marques entend bien faire reculer Bruxelles qui est sur le point de valider la reculade pour passer de 100 % de VE en 2035, à 90 %, donnant ainsi raison à la filière auto.

La géopolitique plus efficace que l’écologie ?

Évidemment, d’autres arguments peuvent plaider en faveur du 100 % VE que soutient l’organisme, comme le gain en matière d’émissions, comparé à une version plus light de l’échéance 2035. Nul doute que T & E prépare activement cette deuxième salve anti-thermique.

Aura-t-elle un impact sur la Commission européenne ? À moins que d’ici-là que, d’autres arguments plaident en faveur de la voiture électrique. Ils pourraient même s’avérer plus efficaces que ceux, essentiels, liés à la planète. Ils sont d’ordre économiques et liées à des événements qui se déroulent loin de Bruxelles. Quelque part du côté du détroit d’Ormuz.

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Toute l'actualité Ecologie / Electrique - Véhicules électriques