Le surprenant Range Rover GT joue la rupture, mais sans oublier la séduction
La firme britannique présente un modèle inédit qui n’a pas vocation à remplacer un SUV existant. Il s’agit d’un crossover électrique aux allures de Velar. C’est une première pour la marque, qui revendique le comportement d’une berline tout en conservant de réelles capacités en tout-terrain. En attendant sa présentation complète, nous avons pu découvrir l'intérieur.

C’est une petite révolution pour Range Rover, qui a bâti sa réputation sur les prouesses de ses modèles sur les terrains les plus accidentés. Avec ce GT, pour Grand Tourer, la marque ne nous présente pas un SUV et encore moins un 4x4 pur et dur.
Les trois visuels montrent clairement un crossover qui descend d’un étage. Garde au sol réduite, passages de roue finement marqués, hauteur raisonnable : les proportions sont quelque peu inhabituelles.
En revanche, le langage stylistique ne fait aucun doute, ce GT a tout d’un Range Rover. Le léger camouflage laisse deviner de nombreux éléments caractéristiques. À l’avant, on remarque les fines optiques à la manière d’un Range Sport, et les écopes du bouclier plus proches de celles d’un Discovery.

Si l’arrière reste encore un mystère, le profil en dit déjà beaucoup. Forme de l’arche de toit, découpe des vitres latérales, inclinaison du hayon : l’inspiration du Velar est criante. Dans le cas de ce GT, l’aspect dynamique est encore plus accentué grâce à une hauteur plus faible et une longueur qui semble généreuse. Enfin, la découpe du capot rejoignant l’aile ainsi que l’élément distinctif courant jusqu’à la porte avant l’ancrent définitivement dans la gamme.
Électrique, mais pas que…

En attendant l’officialisation du Range Rover électrique (dont les premières images ont été dévoilées en 2024), la marque annonce que ce GT est conçu sur la nouvelle plateforme EMA et qu’il privilégiera la propulsion électrique au lancement. Des versions hybrides et hybrides rechargeables sont attendues par la suite.
Un habitacle épuré
Land Rover a invité une poignée de journalistes à Gaydon, au Royaume-Uni, au siège de Jaguar Land Rover, pour y découvrir l’intérieur. Les designers sont partis d’une feuille blanche pour le concevoir, en tentant de la laisser aussi vierge que possible. Sans aller jusque-là, la simplicité visuelle est de mise. En s’installant côté conducteur, on note d’emblée l’horizontalité de la planche de bord, dont rien ne dépasse, ou presque : un fin combiné d’instrumentation et un grand écran central de 15 pouces environ. Les aérateurs sont dissimulés et aucune commande physique ne vient perturber le regard. En revanche, cela rendra plus compliqué le réglage de la climatisation, du volume de la musique ou de la direction du flux d’air…

Le conducteur a droit à un volant à la forme ovale et relativement petit, équipé de commandes physiques. Juste derrière, les commodos rectangulaires sont originaux, mais agréables à regarder et à manipuler. Celui de droite fait office de sélecteur de vitesses. Enfin, un affichage tête haute complète l’ensemble.
Les deux passagers avant sont séparés par une platine flottante cachant deux chargeurs par induction pour smartphone. En dessous de celle-ci se nichent deux rangements plutôt accueillants avec deux prises USB. Entre les dossiers, un autre réceptacle permet de conserver des produits au frais (selon trois réglages).
Grâce à un grand empattement, ceux installés à l’arrière profitent d’une belle aisance pour les jambes, d’autant que les pieds peuvent se glisser sous les assises avant, une caractéristique loin d’être évidente à bord d’une voiture électrique. Bon point également concernant la posture, puisque les cuisses reposent bien sur les assises et les genoux ne s’en trouvent pas pliés (également une critique concernant les VE).

En revanche, la chute du pavillon ne permet pas de faire des miracles au niveau de la garde au toit. Si la présence d’un toit panoramique fixe permet de gagner quelques précieux centimètres, les grands gabarits toucheront vite les limites. En tant que GT, ce Range Rover n’offre que deux places à l’arrière (même si une banquette à trois places sera disponible). L’espace central est remplacé par une console équipée d’un écran tactile, de deux emplacements de recharge par induction et de pas moins de quatre prises USB.
Au chapitre de la qualité perçue, ce GT nous a laissés quelque notre faim. Pour sa défense, le modèle présenté n’arborait pas tous les revêtements définitifs et Range Rover maîtrise habituellement ce domaine.
En tant que véhicule de grand tourisme, il se doit d’accueillir armes et bagages. Sur ce point, Range Rover reste muet puisqu’il ne nous a pas été permis de voir le coffre. Suite au prochain épisode donc, certainement à la rentrée prochaine, avec notamment la puissance et surtout l'autonomie.
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