Le Jeep Compass a-t-il sa place dans l'électrique ?
Pour sa troisième génération, le Jeep Compass s’offre une motorisation 100 % électrique. Ce cousin technique du Peugeot e-3008 mise sur un design de caractère et une habitabilité généreuse pour séduire les familles qui en ont marre des SUV traditionnels. Premier verdict au volant de la version 213 ch.

Sommaire
Note
de la rédaction
13,7/20
En bref
SUV compact
Autonomie : 500 km
À partir de 43 890 €
Né il y a vingt ans, le SUV compact délaisse ses racines pour adopter la plateforme STLA Medium du groupe Stellantis. La même qui équipe les Peugeot e-3008, Citroën C5 Aircross et Opel Grandland. Et pour la première fois de sa carrière, une motorisation électrique. Le SUV compact est fabriqué en Europe dans l’usine de Melfi et son prix de départ, sous les 47 000 €, lui permet de prétendre au coup de pouce CEE.
Long de 4,55 m, le SUV de Jeep entend faire de l’œil aux clients qui souhaitent rouler dans une voiture différente et originale. Le pari est parfaitement rempli car le Compass s’européanise tout en conservant les codes esthétiques de la marque américaine. On retrouve la calandre à sept barrettes verticales, ici pleine et traitée en noir laqué, encadrée par des projecteurs Matrix LED et un traitement de la carrosserie robuste, nervuré et massif.

L’ensemble est mis en lumière par un pimpant coloris de lancement « Hawaï » (gratuit) qui peut être contrasté avec un toit noir (option). Dans cette livrée, vous ne passerez pas inaperçu au volant du Compass comme nous avons pu le constater tout au long d’une semaine. Malgré sa vocation routière, il préserve une garde au sol un peu plus importante que la moyenne du marché (200 mm), permettant aux futures versions à 4 roues motrices (électriques et hybrides) de s’aventurer hors bitume avec des angles d’attaque et de fuite respectables (respectivement 20° et 26°).


L’allongement de l’empattement (+ 15 mm par rapport à la précédente génération) profite à l’habitabilité. Les passagers arrière bénéficient d’un vaste espace pour les genoux et la tête, ce qui positionne le Compass parmi les bons élèves de sa catégorie. La banquette, bien dessinée, est fractionnable 40/20/40, bien que l’assise reste fixe. Côté chargement, le coffre atteint 550 litres (jusqu’à 1 561 litres banquette rabattue). Amplement suffisant pour une famille, il dispose en prime d’un rangement sous plancher pour les câbles de recharge. À ces bonnes prédispositions familiales, il faut ajouter un nombre élevé de rangements vastes et pratiques.


À l’avant, la planche de bord est dominée par un écran de 16 pouces en position horizontale. Visuellement, celui-ci s’intègre bien sur la planche de bord, mais son étroitesse pourra gêner certains conducteurs. Toutefois, les versions les plus cossues offrent un rappel d’informations sur l’instrumentation numérique.

Si l’interface est complète, le système d’exploitation manque de réactivité et l’intégration des commandes de climatisation dans l’écran nuit à l’ergonomie. La finition globale se situe dans une honnête moyenne, alternant entre matériaux valorisants (Alcantara, surpiqûres) et plastiques durs en partie basse.
Pour le moment, le Compass reprend l’ensemble moteur/batterie standard du groupe Stellantis. Le moteur synchrone développe 213 ch, le tout étant envoyé aux seules roues avant. Il est alimenté par une batterie de 74 kWh nets offrant une autonomie mixte de 500 km WLTP. Le couple généreux (345 Nm) assure des relances correctes (0 à 100 km/h en 8,5 s) et des accélérations suffisamment vives pour faire oublier le poids élevé (entre 2 123 kg et 2 198 kg) et éviter les situations délicates. À noter que la vitesse maximum est limitée à 180 km/h.
Une autonomie dans la moyenne
Cet embonpoint se fait toutefois ressentir sur les tracés sinueux, où l’inertie limite l’agilité du train avant. Durant l’essai, la consommation mixte s’est établie à 20,5 kWh/100 km, offrant une autonomie réelle proche des 360 km. Les 450 km sont atteignables sans grosse difficulté, mais il faudra se montrer léger sur la pédale de droite. Pour décrocher les 500 km, il faudra avoir quelques notions d’éco-conduite.
Si le silence de fonctionnement, la position de conduite haute et confortable ainsi que le rayon de braquage contenu (11,4 m) sont des atouts en ville, on regrette une sensation de freinage parfois artificielle. Le mode « One Pedal » activable via une touche sur le tableau de bord manque de progressivité et s’avère parfois difficile à apprivoiser. Plutôt à l’aise dans toutes les situations, le Compass affectionne particulièrement les grands axes où il fait preuve d’une bonne stabilité et d’une insonorisation soignée.

Malheureusement, le Compass n’est pas un cador de la recharge rapide, ce qui pourra refroidir les plus pressés. Le SUV encaisse 160 kW en courant continu (DC), permettant de passer de 20 à 80 % de charge en 35 minutes. Les concurrents chinois et coréens font mieux. Durant notre essai, nous avons patienté plutôt 40 minutes pour passer de 20 à 80 %. En courant alternatif (AC), il accepte 11 kW de série et 22 kW en option, un atout pour la recharge sur bornes publiques.
Chiffres clés *
- Longueur : 4,55 m
- Largeur : 1,90 m
- Hauteur : 1,67 m
- Nombre de places : 5 places
- Volume du coffre : 550 l / 1 561 l
- Boite de vitesse : NC
- Carburant : Electrique
- Taux d'émission de CO2 : NC
- Date de commercialisation du modèle : Mai 2025
* pour la version III 157 KW 4X2 FIRST EDITION.
Le bonus / malus affiché est celui en vigueur au moment de la publication de l'article.
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