Le prix du carburant grimpe encore en France : est-ce mieux dans les autres pays ?
Comme tous les jours depuis une semaine, le prix moyen des carburants en France atteint de nouveaux records. Et comme l’expliquait récemment le directeur de l’UFIP, ces prix atteindraient des niveaux bien plus élevés encore si l’activité économique mondiale n’était pas au « ralenti ».

2,41€ le litre. Voilà le prix moyen du diesel hier dimanche 20 septembre en France d’après les calculs du gouvernement (rappelons qu’il est possible de connaître les prix moyens dans votre région via cette page du site Data. gouv).
A la même date, le litre de sans plomb 95 atteignait en moyenne 2,25€ et celui de sans plomb 95 E10 à 2,17€. Toutes ces valeurs constituent des records absolus en France et dépassent les niveaux constatés au plus fort de la crise ukrainienne en 2022.
Est-ce que c’est pire qu’ailleurs ?
Comme l’illustrent les journalistes du Parisien, cette hausse des prix touche évidemment tous les pays du monde et notamment nos voisins. Mais la France figure bien parmi les pays où l’essence est la plus chère dans la région de l’Europe de l’Ouest : au 20 septembre, le litre de sans plomb 95 (à 2,233€ de moyenne chez nous d’après GasBu) était à 2,301€ en Espagne, 2,159€ en Italie, 1,822€ en Pologne, 1,894€ en Irlande, 1,976€ en Belgique ou encore de 2,121€ au Portugal d’après cette même source.
Il était plus cher en Allemagne (2,301€) et aux Pays-Bas (2,433€). Et la France était quasiment la championne d’Europe au prix du diesel : 2,409€ chez nous le 20 septembre dernier d’après les données de GasBu contre 2,408€ en Allemagne, 2,290€ en Belgique, 1,923€ en Espagne, 2,005€ en Pologne, 1,989€ en Irlande ou 2,228€ au Portugal. Il était seulement plus cher aux Pays-Bas à 2,494€ le litre. Ces pays n’ont bien évidemment pas tous les mêmes fiscalités sur le carburant ce qui contribue le plus à expliquer les différences.
Heureusement que « l’économie mondiale est atone »
On le rappelle, cette hausse du prix des carburants s’explique avant tout par les troubles du marché pétrolier mondial et du raffinage, largement amplifiés par la guerre en Iran et celle en Ukraine. Et si le président de l’UFIP Philippe Casbas interrogé par les journalistes du Parisien prévoit bien un « plateau » assez long avec des prix très hauts (qui pourraient d’ailleurs encore augmenter lors des jours à venir), il rappelle que cette inflation colossale reste limitée par l’économie mondiale « atone » actuellement (notamment en Chine). Si le contexte économique mondial était plus favorable, la forte demande en énergies qu’il entraînerait exercerait une influence encore plus forte sur la hausse des prix du carburant.
Ces prix du carburant ont d’ailleurs un impact direct sur l’activité des Français : la consommation de diesel a baissé de 7,5 % depuis le début de l’année d’après le président de l’UFIP et ce n’est sans doute pas seulement lié à la diminution du nombre de véhicules diesel dans les ventes. Il y a quelques jours, on apprenait que la consommation de carburant avait baissé de 6,6 % au mois d’août. Sur les huit premiers mois de l’année 2026, le trafic autoroutier aurait aussi baissé de 5 % d’après RMC ce matin.





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