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Les Français ont-ils vraiment moins roulé depuis le début de l’envolée des prix du carburant ?

Dans Economie / Politique / Budget

Michel Holtz

Malgré un litre de carburant au sommet, les Français ne lâchent pas le volant. Si les trajets du quotidien résistent par nécessité, les sorties loisirs sont transformées. Entre baisse des kilomètres le week-end et débroulle, les automobilistes tentent de sauver leur pouvoir d’achat selon les dernières données de Coyote et Blablacar.

Les Français ont-ils vraiment moins roulé depuis le début de l’envolée des prix du carburant ?
Les trajets des Français ont baissé de 9% durant le weekend de Pâques. Photo MaxPPP.

C’est la question que tout le monde se pose : quel est l’impact sur la circulation depuis l’explosion des prix du carburant auquel on a assisté dès le 28 février ?

Les premiers éléments de réponse sont fournis par Coyote et ses 2 millions d’abonnés en France. L’appli « d’aide à la conduite » a compilé et analysé les données de sa communauté et on peut en tirer quelques conclusions qui, si elles ne sont pas exhaustives, ont le mérite d’être représentatives.

Déplacements contraints vs déplacements de loisirs

Selon ces relevés, les Français n’ont pas vraiment laissé leur auto au garage malgré un litre de sans-plomb, et surtout de gazole, dépassant allègrement les 2 euros. Entre février et début avril, ils ont parcouru 520 km en moyenne hebdomadaire et la baisse constatée n’a pas dépassé les 3 %.

Comment expliquer que cette baisse est somme toute minime ? Par les déplacements contraints pardi. Ceux qui obligent les Français à utiliser leur auto pour aller au boulot, faire leurs courses ou trimbaler leurs enfants à l’école ou lors de leurs activités.

Reste que les automobilistes ne sont pas du tout insensibles à la hausse du carburant et à la baisse du pouvoir d’achat qu’elle induit. Car ils ont vraiment freiné leurs déplacements non essentiels, notamment en ce qui concerne les sorties de loisirs. C’est le cas durant le week-end pascal, durant lequel Coyote a enregistré une baisse de 9 % des trajets réalisés par ses abonnés par rapport à l’an passé.

Les inscriptions sr Blablacar ont augmenté de 75 % depuis le mois de février. Photo : MaxPPP.
Les inscriptions sr Blablacar ont augmenté de 75 % depuis le mois de février. Photo : MaxPPP.

Ils auraient donc privilégié des excursions plus courtes durant ces trois jours fériés ? Sans aucun doute, mais ils ont également tenté de rentabiliser autant que faire se peut ces déplacements de loisirs. C’est un autre indice qui l’indique, et il est fourni par Blablacar. L’inventeur de l’auto-stop payant.

La plateforme a enregistré le vendredi 3 avril, jour des grands départs du week-end de Pâques, un record historique de propositions de places à bord des voitures. 140 000 conducteurs ont choisi sur cette seule journée de louer leurs places passager. Une tendance que Blablacar a observée au-delà de ce jour de pic puisque, depuis le début du mois d’avril, le nombre d’inscriptions a explosé de 75 % par rapport au mois de février.

Rien ne sera-t-il vraiment plus comme avant ?

Cette économie de la débrouille à laquelle succombent nombre d’automobilistes ne serait-elle qu’un feu de paille en attendant un retour à la normale et aux prix de l’essence d’avant ? Michel-Edouard Leclerc, invité de BFM ce 10 avril pense que « l’intérêt de ceux qui font cette guerre, c’est qu’on ne retrouve pas le niveau d’avant ».

Une manière, sans le nommer, de viser Donald Trump et sa volonté de miser sur un prix du pétrole élevé, puisque son pays est aujourd’hui le premier producteur mondial. Une manière aussi de prévenir les Français que rien ne sera plus comme avant, que les déplacements de loisirs seront restreints pendant longtemps et que l’auto-stop payant n’a pas fini d’exploser ses scores.

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