Près de la moitié des stations-service vont disparaître dans les dix prochaines années ?
C’est le résultat pour le moins alarmant d’une étude conduite par l’Association Nationale pour la Formation Automobile. Les zones rurales et péri-urbaines seront les plus touchées.

« Le nombre de petites stations-service traditionnelles a été divisé par sept au cours des 40 dernières années », voici ce qu’annonçait l’association 40 millions d’automobilistes il y a trois ans. Le phénomène n’est donc pas nouveau, mais risque de prendre de l’ampleur dans les prochaines années.
C’est ce qu’indique la dernière étude de Mobilians (organisme rassemblant la réparation automobile et les services de mobilité), chiffres impressionnants à l’appui : « 41 % des exploitants de stations-service indépendantes envisagent d’arrêter la distribution de carburant d’ici à 2035. Rapporté au parc national, cela représente près de 1 500 stations potentiellement concernées, dont une large majorité est implantée en zones rurales et péri-urbaines. » Dans certaines régions, il va falloir rouler davantage pour faire son plein d’essence… Pour rappel, nous dénombrons actuellement 11 000 stations en France.
Si cette échéance coïncide avec l’arrêt de la vente de véhicules thermique (même si un léger assouplissement a été conclu), Mobilians déplore cette disparition massive, car « les stations ont un rôle clé à jouer pour le déploiement des énergies décarbonées ». Entre la concurrence de la grande distribution, les départs en retraite ou encore les investissements réglementaires et environnementaux, le modèle économique des stations indépendantes est mis à rude épreuve, « près d’une sur deux dégage un résultat annuel inférieur à 30 000 € ».
La crise actuelle comme accélérateur
La hausse importante et brutale du prix du carburant que nous connaissons depuis début mars fragilise davantage le secteur. Francis Pousse, le Président national distributeurs carburants et énergies nouvelles chez Mobilians, tire la sonnette d’alarme : « La semaine dernière, près de 50 % des exploitants (hors réseau TotalEnergies) déclaraient des baisses de volume de - 20 à -40 %, et pour la première fois des stations vont fermer pendant la crise eu égard au prix élevé du carburant ». Il précise que les marges « de l’ordre de 4 à 8 centimes brutes » ne permettent pas de baisser les prix de vente. L’organisation appelle les pouvoirs publics à engager un plan d’action, mais sera-t-elle entendue ?




Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération