Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Téléchargez nos applications

Disponible sur App StoreDisponible sur Google play
Publi info

Route de nuit - Bertrand Lavier et ses sublimes épaves

Dans Loisirs / Autres actu loisirs

Le plasticien Bertrand Lavier excelle à procurer de l'émotion en détournant des objets de la vie quotidienne, à commencer par l'automobile.

Route de nuit - Bertrand Lavier et ses sublimes épaves

Quand on entre dans la Bourse du Commerce, nouveau siège parisien de la collection de Bernard Arnault, on est impressionné par la galerie circulaire dédiée à l’œuvre de Bernard Lavier.

Incontournable de la scène avant-gardiste européenne, Bertrand Lavier pose un regard scrutateur sur le monde qui l'entoure, et bien sûr l'automobile n'en est pas exclue. Ses « chantiers », comme il nomme ses travaux, sont élaborés à partir d'un nombre réduit de postures qu'il est possible de désigner selon des critères familiers : objets sur socle, objets peints, superpositions d'objets, peintures industrielles, et transpositions avec d'autres matériaux de tableaux classiques appartenant à la grande histoire de l'art.

À la Fondation PInault, on peut admirer (?) une aile avant de Citroën Picasso.
À la Fondation PInault, on peut admirer (?) une aile avant de Citroën Picasso.
*

Jouant du paradoxe, du rapprochement ou du détournement, il a pourtant su construire une œuvre singulière depuis 1969. La « Giulietta » récupérée par Lavier dans une casse est associée à une tragédie, que la mise en scène renforce : un petit ours en peluche posé sur un socle fait face au véhicule accidenté.

Route de nuit - Bertrand Lavier et ses sublimes épaves

Pour ses « objets peints », Bertrand Lavier refuse de trancher entre présentation ou représentation de la réalité, et préfère l'hybridation, sans doute en mémoire de ses universités horticoles.

Route de nuit - Bertrand Lavier et ses sublimes épaves

Il applique « sa touche à la Van Gogh » – une couche épaisse de peinture acrylique – sur des supports inédits, une « Ferrari 308 GTS » et une « Mercedes-Benz 190 », faisant résolument basculer ces voitures dans le monde de la peinture figurative.

Toute l'œuvre de Bertrand Lavier est régie par cette méthode de « greffes », qui ouvre aux objets élus un passage entre un état primitif et un autre, artistique.

 En 2016, Bertrand Lavier est reçu chez Ferrari par Flavio Manzoni.
En 2016, Bertrand Lavier est reçu chez Ferrari par Flavio Manzoni.

SPONSORISE

Dernières vidéos

Toute l'actualité

Commentaires (3)

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire

Lire les commentaires

Par

Ce mec là n'est pas un créateur, c'est à la fois un destructeur (enduire de gouache une Ferrari ?) et un escroc (se faire passer pour un artiste, en récupérant des bouts de bagnole dans une casse).

Par

Relax, l'art est conceptuel aujourd'hui.

Par

On en parle du concept "artistique" ubuesque de la banane accrochée avec un ruban adhésif directement sur un mur de la salle d'exposition d'art contemporain à Miami par l'artiste italien Maurizio Cattelan vendue 120 000 dollars ?

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire