Sécurité routière : Mais où les Français ont donc la tête pendant leurs trajets ?
Les chiffres définitifs de l’accidentalité routière pour l’année 2025 révèlent une dégradation globale de la situation. Si la vitesse et l’alcool restent les deux facteurs les plus meurtriers, le manque d’attention s’impose comme la troisième cause de mortalité routière, particulièrement chez les usagers vulnérables.

L’année dernière, 3 515 personnes ont perdu la vie en France (métropole et outre-mer), soit une augmentation de 2,4 % par rapport à 2024 (+ 0,5 % vs 2019 année référence). Le nombre total de blessés bondit à 247 000 (+ 4,9 %). Parmi eux, 22 300 personnes conserveront des séquelles un an après leur accident.
Derrière la vitesse excessive ou inadaptée, premier facteur des accidents mortels dans l’Hexagone (29 %), l’alcool (21 %), l’inattention (13 %) s’invite comme la troisième cause de mortalité routière devant les stupéfiants (11 %).
Des victimes non responsables
Parmi les 3 263 personnes décédées en métropole, 1 216 n’étaient pas responsables de l’accident. Les hommes représentent 77 % des tués, mais aussi 83 % des conducteurs présumés responsables d’accidents mortels sur le territoire métropolitain. Les automobilistes représentent moins de la moitié des tués (47 %). Le reste des victimes se concentre chez les usagers dits « non carrossés ».
Les deux-roues motorisés représentent 21 % des morts et 31 % des blessés graves, pour seulement 2 % du trafic motorisé. La mortalité des piétons augmente de 47 tués par rapport à 2024 (503 décès au total), tandis que celle des engins de déplacement personnel motorisés (EDPm) enregistre une hausse spectaculaire de 34 tués pour atteindre 79 décès
L’inattention facteur croissant de mortalité routière
L’inattention est devenue le premier facteur de vulnérabilité chez les piétons impliqués dans un accident mortel. Le constat n’est guère meilleur pour les mobilités douces. Chez les hommes à vélo, l’inattention est relevée dans 27 % des accidents mortels (contre 17 % pour les utilisateurs de trottinettes et EDPm). Du côté des automobilistes, elle représente 16 % des facteurs de responsabilité chez les femmes et 12 % chez les hommes. Plus inquiétant encore, chez les professionnels de la route, l’inattention est le facteur principal dans 27 % des accidents mortels causés par des conducteurs de poids lourds. « La route n’est pas un espace de transgression » rappelle Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée à la sécurité routière auprès du ministre de l’intérieur.
L’omniprésence des smartphones, des écouteurs, et la multiplication des écrans embarqués ont transformé nos modes de mobilités en zones de distraction permanente. Pour la sécurité routière, il ne s’agira plus seulement de traquer les excès de vitesse ou l’alcoolémie, mais de mener une bataille culturelle et technologique contre la déconnexion des usagers de la route face à leur environnement.





Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération