Volonté d’achat d’une électrique : un léger progrès, mais c’est loin d’être gagné
La transition reste sous haute tension. Malgré les aides publiques et l’arrivée de modèles abordables, la réticence à l’électrique reste majoritaire. Décryptage d’une étude qui démontre qu’une grande majorité de Français n’est pas prête à s’offrir un VE.

Évidemment, l’étude du cabinet Deloitte ne tient pas compte de la guerre en Iran et de l’explosion récente des tarifs du carburant. Réalisée durant le dernier trimestre 2025, l’enquête qui s’est déroulée dans 27 pays du monde auprès de 28 000 automobilistes, recèle néanmoins plusieurs éléments déterminants sur les progrès, mais aussi les réticences, concernant la bascule des consommateurs vers le VE.
Le thermique reste le plus plébiscité
En se concentrant sur les 1 000 Français interrogés qui ont exprimé leur désir de changer d’auto dans les trois ans à venir, les sondeurs constatent qu’ils sont désormais 10 % à affirmer vouloir craquer pour une auto électrique. Ils étaient 9 % l’année précédente et c’est donc un progrès.
Sauf qu’il reste 90 % d’irréductibles qui sont toujours convaincus, à 44 %, d’opter pour une thermique, l’hybride, quant à lui, n’arrive qu’en deuxième position à 36 %.
De gros freins subsistent donc toujours, et ce sont justement ces derniers que Deloitte s’en est allé ausculter. Ils sont au nombre de quatre et semblent persister d’année en année, puisqu’ils concernent les prix d’achat, le coût du remplacement de la batterie, l’autonomie et le temps de recharge.
En ce qui concerne les tarifs, les efforts consentis par les pouvoirs publics, avec le bonus et le leasing social étendu, ne semblent donc pas suffisamment convaincants, pas plus que l’apparition de modèles plus abordables, en deçà de 20 000 euros, comme la Citroën e-C3, ne semble encore porter leurs fruits, même si la Renault Twingo est apparue après le sondage.
Quant au coût de remplacement des batteries, le frein est bien évidemment psychologique puisque jamais la réticence au prix d’un nouveau moteur n’apparaît dans le frein à l’achat d’une thermique.
Enfin, les sondés évoquent souvent une difficulté qui, quant à elle, n’a rien de psychologique. Ceux qui pourraient craquer pour une électrique souhaitent, légitimement, pour 63 % d’entre eux, recharger à leur domicile. Mais ils sont 59 % à ne pas pouvoir le faire, parce qu’ils vivent dans une copropriété, ou parce que leur habitat, même individuel, ne le permet pas, ou encore parce qu’ils méconnaissent les procédés d’installations de bornes privées.
L’obstacle de la recharge à domicile
Nul doute que les récentes mesures prises par le gouvernement pour inciter les copropriétés à s’équiper devraient rassurer les réticents. Si, en plus, les réseaux de concessionnaires facilitaient la tâche de leurs clients pour installer une borne à leur domicile, ou plus simplement, les renseignaient mieux, ce frein n’en serait plus un.
En y ajoutant le prix exorbitant du carburant, il est évident que l’électrique a de beaux jours devant lui, et que la troupe des 10 % d’enthousiastes actuels devrait sensiblement augmenter lors du millésime 2027 de ce « Global Automotive Consumer Study », du nom complet de l’étude Deloitte annuelle.




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