
Alors que le marché automobile français reste scotché à un niveau d’un quart inférieur à l’avant Covid, le marché de la moto et du scooter, lui se porte plutôt bien. La première devrait-elle s’inspirer de la seconde ?

Alors que le marché automobile français reste scotché à un niveau d’un quart inférieur à l’avant Covid, le marché de la moto et du scooter, lui se porte plutôt bien. La première devrait-elle s’inspirer de la seconde ?

Depuis début mars et l’envol du prix des carburants, la plateforme de covoiturage BlaBlaCar a enregistré 100 000 nouvelles inscriptions sur sa plateforme. Un plébiscite. Et depuis cette date, ce sont 30 millions d’euros qui ont été économisés par l’ensemble des covoitureurs du site. Alors, est-ce une solution miracle ? Elle est en tout cas à étudier, pour pourquoi pas, éviter de renoncer à partir en week-end.

Dans les boutiques d’autoroutes les produits, alimentaires ou non, subissent une forte inflation. Vendu deux à trois fois plus cher qu’en ville, un même produit peut afficher une différence tarifaire jusqu’à 25 % entre deux enseignes, d’une aire à une autre. Il est pourtant possible de faire baisser la facture.

L'inflation du cours du baril pousse les autos-écoles à répercuter le surcoût du carburant sur les élèves, rendant l’heure d’apprentissage à la conduite de plus en plus onéreuse avec à la clé une envolé du prix du permis de plus de 100 € en deux mois.

Alors que le baril atteint toujours des sommets, le patron d’Aramco, vient de doucher les derniers espoirs d’une accalmie rapide. Qualifiant la crise actuelle de « plus grand choc énergétique de l’histoire », le leader mondial du pétrole prévient qu’un retour à l’équilibre est désormais exclu avant 2027. Analyse d’une situation où les profits records des pétroliers côtoient des soupçons de délits d’initiés.

Alors que le marché global dévisse et que les prix du carburant atteignent des sommets, les voitures électriques frôlent déjà les 30% de part de marché. Porté par le succès de modèles-stars et l'arrivée des citadines à prix adouci, le "zéro émission" devient le refuge anti-crise des automobilistes. Mais attention : cette lune de miel durera-t-elle si l'État décide de taxer l'électricité-carburant ?

C’est un record de plus en plus difficile à assumer. En 2026, la France s’approchera du cap d’un milliard d’euros de recettes grâce au malus. Entre abaissement des seuils de CO2 et durcissement de la taxe au poids, plus d’une voiture sur deux est désormais frappée au portefeuille. Des SUV de luxe aux petites citadines populaires, personne ne semble plus échapper au fisc.

Alors que le litre de carburant dépasse allègrement le seuil psychologique des 2 €/l, un rapport parlementaire publié hier décrit une France coupée en deux. D’un côté, les métropoles décarbonées ; de l’autre, une périphérie condamnée à une « inflation forcée » faute de pouvoir acquérir des véhicules propres.

C’est le grand redressement : après un début d’année morose, la consommation d'E85 bondit de plus de 10%. Entre une distribution assurée dans 40% des stations et un prix au litre défiant toute concurrence, les Français s'intéressent à nouveau à cet agrocarburant qui apparaît comme un efficace remède anti-crise. Est-ce enfin le moment de craquer pour un boîtier ?

Alors que Bison Futé prévoit quelques embouteillages pour ce pont du 1er mai, le gazole à 2,20 euros pourrait bien doucher les velléités de départ. D’ailleurs les ventes de carburant sont en baisse de 18,55 % au cours des quinze derniers jours. Bouchons ou non ? Ce long week-end pourrait donc agir comme un test grandeur nature.
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