Aides carburants prolongées : ce secteur exclu par le gouvernement s’agace
Maud Bregeon a réussi à mettre en place son projet de prolonger les aides carburants pour les secteurs les plus touchés. Pourtant, une catégorie est écartée du dispositif, suscitant la colère des professionnels concernés.

Maud Bregeon a finalement trouvé les moyens nécessaires pour prolonger d’au moins un mois les aides carburants destinées aux secteurs les plus touchés. En effet, ce lundi 31 août, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie avait exprimé, au micro de la journaliste Apolline de Malherbe, son souhait et sa volonté de ne pas « laisser tomber » les secteurs les plus touchés par la hausse du prix des carburants, en prolongeant l’ouverture des guichets de demande de l’indemnité carburant de 100 euros.
Bien que les caisses de l’État soient vides, comme a pu l’expliquer Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine et rapporteur général du budget, lors de l’émission « 9 à 10 », diffusée sur BFMTV et présentée par la même journaliste, Maud Bregeon a annoncé, ce jeudi 3 septembre 2026, la prolongation de l’ouverture des guichets de demande d’aide destinés aux « grands rouleurs ».
Qui est concerné et jusqu’à quand ?
C’est désormais officiel : les guichets de demande des aides carburants destinées aux « grands rouleurs » et aux secteurs les plus touchés par la hausse des prix des carburants sont prolongés.
En effet, depuis ce jeudi 3 septembre, le guichet de demande de l’indemnité carburant de 100 euros est prolongé d’un mois (jusqu’au 30 septembre) pour les particuliers les plus modestes, et de deux mois (jusqu’au 31 octobre) pour les secteurs économiques les plus touchés, selon le gouvernement :
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« Les agriculteurs : reconduction de l’aide à la pompe à l’identique, à hauteur de 15 centimes par litre, en septembre et octobre, pour un coût estimé à 55 millions d’euros par mois. Elle pourra faire l’objet d’aménagements dans le cadre des consultations en cours relatives au plan de sécheresse agricole.
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Les pêcheurs : reconduction de l’aide à la pompe à hauteur de 25 centimes par litre pour les mois de septembre et octobre. Ce montant de 25 centimes par litre sera également appliqué pour les trois mois couvrant la période de juin à août 2026. Le coût est estimé à 6 millions d’euros par mois.
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Le BTP : reconduction de l’aide à la pompe à hauteur de 20 centimes par litre pour les mois de septembre et octobre. Le coût est estimé à 8 millions d’euros par mois. »
Comme vous l’aurez remarqué, les transporteurs ne figurent pas parmi les secteurs économiques les plus touchés. Cette absence n’est pas une erreur, puisqu’il s’agit d’une décision prise par le gouvernement. Selon ce dernier, cette aide ne serait plus justifiée, car la hausse des prix du gazole est déjà répercutée dans les contrats entre les transporteurs routiers et leurs clients, en raison de l’indexation prévue par la loi.
Autrement dit, « si le prix du gazole augmente, le transporteur gagne plus », comme l’explique RMC.
Une décision qui agace
Le choix du gouvernement de stopper l’aide à la pompe pour les transporteurs à partir du mois d’août provoque une « totale incompréhension » chez Alexis Gibergues, président de l’Organisation des transporteurs routiers européens, qui s’est exprimé sur RMC.
Bruce Aiglehoux, secrétaire général de l’Organisation des transporteurs routiers européens en Île-de-France, a lui aussi réagi. Interrogé par les journalistes de franceinfo, il s’est dit « surpris » par l’exclusion des transporteurs du dispositif d’aide.
Il a notamment ajouté que « le secteur n’a pas été informé et pourtant, on est en train de négocier avec le gouvernement une troisième vague d’aides », précisant que « 80 % des transporteurs qui étaient éligibles et qui ont déposé des dossiers conformes au premier tour d’aide ont touché la première aide, qui concernait avril, au mois de juillet ».
« Pour mai, les dossiers sont clos, mais il faut encore attendre un mois que le gouvernement traite ces demandes d’aide pour voir quels transporteurs vont pouvoir la toucher », poursuit-il.
« Mais on est en septembre, ils sont en négociation et, pendant ce temps-là, on nous dit qu’il n’y aura pas de quatrième tour parce que, potentiellement, les transporteurs ont absorbé les coûts et les frais », a ajouté Bruce Aiglehoux.
Ce dernier a également précisé « que les transporteurs n’ont pas pu répercuter le prix des carburants sur leurs factures », d’après franceinfo.



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