« Ces voitures électriques chinoises sont trop dangereuses pour être autorisées sur nos bases », explique l’armée américaine
Est-ce que la Chine peut réellement utiliser les données collectées par ses voitures électriques pour emmagasiner des informations sensibles sur ses concurrents à la façon d’espions ? C’est maintenant ce que pense sérieusement l’armée américaine qui a décidé d’interdire les BYD sur ses sites jugés trop risqués pour la sécurité nationale.

Cela fait plusieurs années que les Etats-Unis craignent l’essor des voitures chinoises à l’exportation. En ces temps où les voitures deviennent de plus en plus connectées et bardées de capteurs, les Américains pensent que ces véhicules peuvent désormais servir véritablement de systèmes « espions » s’ils sont utilisés par une nation comme la Chine.
En 2024, déjà, l’administration américaine planchait sur l’interdiction progressive de technologie chinoise dans les voitures commercialisées aux Etats-Unis. Plus récemment, le US Department of Commerce’s Bureau of Industry and Security a retiré à la marque Polestar (appartenant au groupe chinois Geely) le droit de vendre ses voitures aux Etats-Unis à partir de l’année prochaine.
Les possibles interdictions de ventes des marques liées à des intérêts chinois posent d’ailleurs problème à des références comme Mercedes-Benz et Aston Martin, dont l’actionnariat contient des sociétés chinoises (Geely en l’occurrence). Pour l’instant et malgré un réchauffement récent des relations entre Donald Trump et le président de la Chine Xi Jinping, l’administration américaine bloque totalement les efforts des marques chinoises pour vendre leurs véhicules en Chine.
Plus de BYD sur la base militaire de Kadena

Depuis le 26 octobre dernier, il n’est plus autorisé de se rendre sur la base militaire américaine de Kadena au Japon à Okinawa avec une voiture de la marque BYD. Un porte-parole de la base a précisé que ces véhicules, dont la marque a été placée sur la liste des sociétés suspectées de collaborer avec l’armée chinoise, sont désormais bannis de ce site considéré comme l’un des plus sensibles sur le sol japonais. « Ces autos présentent un risque inacceptable pour nos missions et notre personnel », a-t-il déclaré.
Pour l’instant, la fameuse « liste 1260H » recensant les marques chinoises interdites comprend BYD, Nio mais aussi Changan qui prépare son arrivée justement sur le marché européen. Il concerne par ailleurs d’importants fournisseurs de batteries comme CATL, EVE et CALB en plus de fournisseurs de capteurs automobiles comme Robosense et Hesai. Sur le papier donc, toutes ces marques pourraient être frappées d’interdiction de circulation dans d’autres sites sensibles appartenant à l’administration américaine ailleurs dans le monde. En revanche, elle ne concerne pas toutes les marques automobiles chinoises pour le moment.




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