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Comment votre plaque d’immatriculation peut faire avancer la science et la connaissance de la biodiversité

Le Museum national d’Histoire naturelle de Paris propose à chaque automobiliste de devenir un expert de la biodiversité et de mesurer la population d’insectes en France en observant simplement la plaque d’immatriculation de sa voiture.

Comment votre plaque d’immatriculation peut faire avancer la science et la connaissance de la biodiversité

Le Museum national d’Histoire naturelle de Paris, en partenariat avec les associations Noé et l’Opie, lance ce lundi 13 avril le programme "Bugs Matter " (les insectes ça compte !).

Déclinée d’un modèle anglais,  l’opération consiste à évaluer le nombre d’insectes d’après le nombre de " splash " (traces) laissées sur les plaques d’immatriculation. Ou comment transformer les 39 millions de véhicules circulant sur l’ensemble du réseau routier national en laboratoire à ciel ouvert.

L'appli Bugs Matter permet de participer à l'opération
L'appli Bugs Matter permet de participer à l'opération

Comment devenir conducteur chercheur ?

Que vous soyez au volant de votre berline, d’un bus intercités ou d’un utilitaire, tout le monde peut participer à l’opération. Pour cela, il suffit de télécharger l’appli Bugs Matter sur son smartphone et de la lancer.

"Avant un trajet en voiture, on vérifie que sa plaque avant est bien propre, on laisse l’appli allumée, on fait son trajet, à l’arrivée on fait une photo de sa plaque", explique Grégoire Loïs, naturaliste chargé de piloter l’opération.

L’analyse automatisée de l’image (IA) permet ensuite de comptabiliser les impacts et d’identifier les différents types d’insectes.

L’application enregistre le parcours (via le GPS), le type de paysage traversé, la vitesse, mais également la météo rencontrée le long du parcours. Pour que les données soient significatives, il ne faut pas que le trajet soit trop court, ni effectué à trop faible allure. En dessous de 20 km/h, les chercheurs ont établi que l’insecte ne reste pas collé sur la plaque minéralogique. Enfin, les trajets doivent avoir lieu entre avril et septembre/octobre, saison pendant laquelle le nombre d’insectes est le plus abondant.

Pourquoi la plaque d’immatriculation ?

Pourquoi avoir choisi la plaque d’immatriculation et non le pare-brise ou les rétroviseurs extérieurs comme surface de contact comptable? Tout simplement parce que celle-ci offre une surface identique et calibrée sur tous les véhicules (deux modèles de plaques en France).

Positionnée perpendiculairement au sens de la marcher la plaque constitue un outil d’échantillonnage parfait pour produire des données comparables et scientifiquement exploitables à grande échelle. D’où l’idée d’en faire un « capteur » infaillible pour les scientifiques.

L’importance du zéro

Les scientifiques insistent sur le fait de déclarer tous les trajets. Y compris ceux sans aucun impact. Cela constitue une donnée aussi précieuse qu’une plaque maculée. Cela permet de cartographier ces zones vides et de faire une corrélation avec leur environnement (urbanisation, agriculture, industrie etc.). 

L’objectif final est de créer le premier indicateur national d’abondance des insectes volants en France, voire avec un futur développement en Europe.

Sensibiliser un public plus large

En participant, chaque conducteur devient un maillon de la recherche, transformant un simple déplacement routier en un outil inédit pour documenter l’un des plus grands défis environnementaux de notre époque.

Au Royaume-Uni on constate chaque année  la disparition de 19% des insectes volants. 40 % des espèces sauvage pollinisatrices sont menacées et les populations des papillons de prairies ont diminué de 36 %. Pesticides, agriculture intensive et réchauffement climatique apparaissent comme les principaux facteurs expliquant la disparition des insectes.

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