Face au vieillissement des voitures, les assistances lancent leur plan d’urgence, avec 2 000 nouveaux emplois à la clé
Avec un parc automobile vieillissant et des frais d’entretien en plein essor, les pannes explosent sur les routes françaises. Pour faire face à l’afflux de demandes, l’Union des assisteurs lance une campagne de recrutement massive sans qu’il soit nécessaire de disposer d’un diplôme.

Un pour tous, et neuf pour un. Ce son effet 9 sociétés d’assistance (en gros les principaux assureurs et les indépendants du type EuropAssistance) qui se sont réunies au sein de l’union des assisteurs et les affaires vont plutôt bien pour eux.
En raison du vieillissement du parc, puisque l’âge moyen des autos françaises atteignait 11,5 ans fin 2025, les pannes se multiplient et les dépannages aussi. En y ajoutant des frais d’entretien qui explosent et des automobilistes qui les négligent pour des raisons financières on obtient un cocktail explosif qui fait le bonheur des dépanneurs. Mais aussi de nos « assisteurs ».
10 millions d’appels à traiter
Alors, à l’approche de l’été, et des vacances de printemps suivis des ponts de mai, ils recrutent à tout va et ne recherchent pas moins de 2 000 chargés d’assistance entre mai et octobre pour gérer les quelque 10 millions d’appels, comme ceux que ces plateformes ont enregistré l’an passé. Un chiffre qui pourrait bien être dépassé cette année. Des appels qui ont débouché sur 3,7 millions d’ouvertures de dossiers l’an passé.
C’est un métier de chef d’orchestre puisque l’assisteur doit répondre au téléphone à des conducteurs parfois en panique, et pour cause. À lui de trouver la dépanneuse qui pourra remorquer l’engin de l’assuré, le taxi qui pourra le raccompagner chez lui, voire la voiture de location le temps de l’arrêt au stand de son auto, et, parfois, mettre en œuvre les moyens nécessaires pour le rapatrier de l’étranger, et même le faire soigner.
Des recrues fidèles
Il n’y a pas de diplôme qui permette de gérer ce stress et les assisteurs n’en exigent aucun. Ils s’adressent bien évidemment à des étudiants à la recherche de jobs d’été, mais pas que, puisque l’union explique que, outre les 40 % de fidèles qui reviennent chaque année, 20 % des boulots de saisonniers débouchent sur des CDI. Tous sont formés durant quelques semaines avant d’être envoyé au front de l’assistance.
En plus, les plateformes sont réparties sur toute la France et le job est rémunéré au-dessus du Smic, aux alentours de 1 650 euros net par mois.




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