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Faut-il réduire le degré d’hybridation des Formule 1 pour régler tous les problèmes ?

Dans Sport Auto / Formule 1

Cédric Pinatel

L’organisateur de la Formule 1 planche sur des solutions techniques pour régler les graves problèmes apparus cette saison en même temps que la nouvelle réglementation. La meilleure réponse sera-t-elle d’augmenter la puissance maximale du moteur thermique et de limiter celle du bloc électrique ?

Faut-il réduire le degré d’hybridation des Formule 1 pour régler tous les problèmes ?
La Formule 1 de Ferrari de la saison 2026, ici en Australie. Photo MaxPPP.

Depuis le début de la saison 2026 du championnat du monde de Formule 1, les critiques vont bon train au sujet de cette fameuse nouvelle réglementation technique de la discipline. Vous le savez, les monoplaces ont changé leur groupe motopropulseur par rapport à celui qui existait tel quel depuis la saison 2014 (avec de très grosses modifications aérodynamiques apportées à partir de la saison 2022).

Les monoplaces ne disposent plus d’un turbocompresseur entraîné électriquement, mais elles utilisent désormais un moteur électrique à la puissance augmentée tout comme le niveau d’énergie électrique. Les autos développent actuellement environ 400 kW en puissance maximale thermique via leur V6 turbo 1,6 litre (soit 543 chevaux), mais aussi 350 kW de puissance électrique (soit 475 chevaux environ).

Dans les faits, il y a de nombreux moments de la compétition (en qualifications et plus encore en course) où l’énergie électrique manque, obligeant les voitures à recharger les batteries en limitant les performances (que ce soit en ligne droite ou même en virage). Lors du dernier Grand Prix du Japon, un accident effrayant a entraîné une profonde réflexion sur ce problème de la part des pilotes mais aussi des organisateurs du championnat.

Plus de puissance thermique, moins de puissance électrique ?

Comme le rapportent notamment les journalistes de Nextgen Auto, une solution technique à ces problèmes serait actuellement sur la table des organisateurs : augmenter la puissance du moteur thermique, via une augmentation du débit de carburant, et diminuer celle du moteur électrique. L’idée serait de pousser le V6 à 150 kW de plus et d’enlever 150 kW au moteur thermique, afin d’arriver à une répartition de 650 et 200 kW, soit environ 883 chevaux et 271 chevaux. De cette façon, il y aurait moins de temps où les performances de la voiture resteraient limitées par la nécessité de récupérer de l’énergie électrique et remplir ses batteries.

L’organisateur prévoirait tout de même d’augmenter temporairement la puissance maximale électrique à 350 kW (475 chevaux) en course lors de courtes phases, afin de favoriser les dépassements.

Tout le monde d’accord sauf Mercedes ?

Pour qu’une telle mesure soit appliquée, dès la saison 2027 au plus tôt ou en 2028 au plus tard, il faudrait que quatre des cinq motoristes engagés en Formule 1 donnent leur accord. Sachant que Mercedes fera probablement tout pour empêcher son adoption compte tenu du gros avantage de performance dont dispose l’écurie allemande depuis le début de la saison 2026, elle pourrait donc passer si Honda, Ferrari, Audi et Red Bull-Ford l’acceptent.

Les discussions vont se poursuivre dans les semaines à venir sur le sujet mais pour que cette solution puisse être mise en application dès la saison prochaine, il faudra un accord rapide. En attendant, l’organisateur prépare déjà des ajustements réglementaires moins profonds dès le prochain grand prix de Miami.

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