Fin des ZFE : les députés ont voté aujourd’hui la suppression du dispositif au terme de débats électriques
Au terme d’une journée de débats, les députés ont voté ce mardi 14 avril la suppression des zones à faibles émissions. Un camouflet pour le gouvernement, pris en étau entre sa propre majorité et une alliance de circonstances allant de la droite à l’extrême droite.

Mardi après-midi, dans une ambiance électrique, l’Assemblée nationale a scellé le sort des très contestées Zones à faibles émissions (ZFE).
Par 275 voix contre 225, les députés ont adopté le projet de loi de simplification de la vie économique, mais amputé de son pilier écologique. Le dispositif des ZFE, interdisant l’accès des métropoles aux véhicules les plus anciens et les plus polluants, est purement et simplement supprimé.
Un « mur social » percuté de plein fouet
Le projet avait déjà été rejeté une première fois en 2025, avant de passer en commission paritaire et revenir dans l'Hémicycle.
Ce qui était présenté par l’exécutif comme une nécessité de santé publique était devenu, pour une large partie de l’opposition et des Français le symbole d’une écologie punitive et discriminatoire. Pour les opposants au projet, les ZFE allaient transformer les grandes agglomérations en citadelles interdites aux familles modestes et aux travailleurs de la ruralité.
Le naufrage de la stratégie gouvernementale
Le gouvernement a tenté, jusqu’au bout, de manœuvrer. Le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, espérait sauver les meubles avec un amendement de "compromis" proposant de laisser le libre choix aux maires. Une tentative de "décentralisation de la responsabilité" qui a fait long feu. Peu avant 18 heures, l’amendement gouvernemental est balayé (192 voix contre 149).
Dans la foulée, une majorité de circonstance — regroupant le RN, LR, mais aussi les alliés de l’exécutif d’Horizons et du MoDem — vote le texte global incluant la fin des ZFE.
L’étape du Sénat et du Conseil constitutionnel
Le texte doit désormais franchir l’étape du Sénat ce mercredi. Si la Chambre haute vote dans les mêmes termes, la loi sera adoptée. Mais le feuilleton pourrait se prolonger sur le terrain juridique. Dans les couloirs du pouvoir, on mise déjà sur une saisine du Conseil constitutionnel.




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