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Forte baisse de la mortalité routière en 2020 en France

Dans Pratique / Sécurité

Audric Doche

Forte baisse de la mortalité routière en 2020 en France

Sans surprise avec la forte baisse de la circulation en 2020, les chiffres de la mortalité routière sont excellents.

La Sécurité Routière n'a jamais constaté de telle baisse d'une année à l'autre. La courbe de la mortalité sur la route a diminué de façon constante et à peu près régulière depuis 40 ans. Le fruit d'une énorme progression de la sécurité des véhicules, surtout, mais aussi d'un changement des comportements au volant, et d'une répression plus grande qu'en 1980.

Ainsi, en 2020, 2550 personnes ont perdu la vie sur les roues en France (métropolitaine, précisons-le), soit 21,4 % de baisse, et 700 morts en moins. Par rapport à 2019, tous les voyants sont au vert : les accidents corporels (- 19,7 %, 44 997 accidents), le nombre de blessés (- 20,9 %, 55 754 blessés, 14 736 blessés en moins).

Malgré l'aspect très exceptionnel de cette année 2020, il y a des enseignements intéressants à tirer du bilan de l'ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière). Nous pouvons par exemple lire que "la mortalité routière est en baisse pour les automobilistes, avec 1 243 décès (379 tués de moins soit -23 %)", et que cette baisse "s'explique par la part importante de seniors qui se déplacent en voiture : les 75 ans et plus ont réduit fortement leurs déplacements avec l'épidémie et donc leurs déplacements en voiture et l'accidentalité qui peut en découler". En clair, les seniors ont beaucoup moins roulé, ce qui a majoritairement fait levier sur la baisse de la mortalité routière. Cela ne manquera peut-être pas de relancer le débat sur la visite médicale pour les seniors au volant.

Si l'ensemble des voyants sont au vert, il faut malgré tout noter une petite fausse note : celle de la mortalité des cyclistes, qui baisse seulement "très légèrement", tandis que les blessés augmentent. Rien de surprenant, finalement, puisque ce mode de transport a littéralement explosé en 2020, notamment dans les grandes villes.

Nouvelle méthode de calcul, crise oblige

L'ONISR prévient : le bilan de 2021 ne sera pas à comparer à celui de 2020. Malins, ces statisticiens ! On peut lire ceci : "étant donné le caractère très atypique de l'année 2020, les résultats sont en rupture avec les années précédentes, ce qui va introduire des modifications d'analyse au plan national et au plan local, pour les bilans de 2021 et des années suivantes. Les données de l'accidentalité ne pourront pas être comparées à la seule année 2020 mais à un état « avant crise sanitaire », qui pourra être l'année 2019, une moyenne 2017-2019 ou 2015-2019, en fonction de la significativité des indicateurs".

Le problème, c'est que l'on va introduire une variable très subjective pour établir des comparaisons entre les différentes années. La prochaine fois que l'on écrira cet article, on pourra donc tout aussi bien dire que l'année 2021 a de nouveau été excellente... ou bien catastrophique, sur la base des mêmes chiffres.

 

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